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LA DÉSINFORMATION SUR LA CRISE EN CÔTE D’IVOIRE : La tyrannie et ses mensonges

« L’erreur ne devient pas vérité parce qu’elle se propage et se multiplie ; la vérité ne devient pas erreur parce que nul ne la voit. » — Gandhi

Le calvaire que le grand capital assoiffé de pétrole et de profits fait vivre au peuple ivoirien est une immense injustice qui est d’autant plus intolérable qu’elle se produit dans l’indifférence d’une grande partie de mes compatriotes québécois. Depuis bientôt cinq mois, malgré toute ma bonne volonté et mes efforts personnels pour sensibiliser en particulier la classe politique et les médias, j’observe impuissant les Ivoiriens, admirables résistants, se battre seuls contre l’argent des maitres du monde et les fusils de leurs valets. Je pleure et je me réveille la nuit en les entendant gémir, appeler à l’aide.

Une multitude de blogues, de pages Facebook, de canaux Twitter et de sites Web ivoiriens et africains sont parcourus de cris d’indignation et de hurlements de douleur qu’efface sans peine le vacarme assourdissant de la machine de guerre occidentale. À peine audibles, les lamentations des victimes de Duékoué, de Gagnoa, de San Pedro, d’Abidjan et du reste de la Côte d’Ivoire se perdent dans les abysses cybernétiques, tandis que les vampires qui boivent goulument le sang des Africains perpètrent tranquillement leurs crimes sous un déluge de média-mensonges. Avez-vous remarqué le silence de Radio-Canada depuis que l’affaire est prétendument réglée ? Avez-vous remarqué comme cette bande de journalistes à gages se tient coite depuis l’enlèvement de Laurent Gbagbo par les Français, qui l’ont remis à de sombres brutes pour qu’il soit humilié et séquestré avec sa femme, Simone ?

Pourtant, les rebelles poursuivent leurs massacres, jouissent de l’impunité et se tuent même entre eux, ce qui est très embarrassant pour Radio-Canada, qui nous présentait Alassane Ouattara comme le grand démocrate désigné comme vainqueur par la « communauté internationale ». Les élections fédérales tombant à point nommé, Radio-Canada a donc changé de sujet. Elle se désintéresse du conflit au moment où il vient de faire des milliers de morts. Quel contraste avec ce qui s’est passé entre décembre et mars ! Radio-Canada nous avait alors habitués aux quelques centaines de morts des statistiques plus ou moins fictives de l’ONU pour accabler Laurent Gbabo de tous les maux.

Le chaos et la terreur engendrés par l’ONU et la France, qui disaient vouloir protéger les civils, règnent partout sur le territoire ivoirien. Il y aurait deux-millions de déplacés. Les gens se terrent dans les plantations ou dans leur maison, en ville. Ils manquent de nourriture. Les voyous drogués et sans âme recrutés par Ouattara tuent, pillent, violent et saccagent. Les cadavres jonchent les rues. L’ONUCI, force des Nations Unies en Côte d’Ivoire, tire avec ses canons sur les civils de la vaste commune de Yopougon, en plein coeur d’Abidjan. Les jeunes hommes sans arme sont systématiquement « arrêtés », sous prétexte que ce sont des miliciens. S’ils résistent, ils sont tués. Les casques bleus restent sagement dans leur caserne, à Duékoué, pendant qu’à trois kilomètres de leur camp, des dozos sanguinaires massacrent plus de huit-cents civils innocents en deux jours, dans les cris d’horreur. Mais, soudainement, Radio-Canada a des choses plus importantes à nous dire que de nous parler de la tragédie provoquée par la soi-disant « communauté internationale », tout comme Radio-Canada occulte constamment le rôle machiavélique de la soi-disant « communauté internationale » dans le drame haïtien.

Je veux aujourd’hui que mes compatriotes québécois prennent conscience d’un scandale abominable et de la nature diabolique de ceux qui en sont la cause. Pétrole de l’ile d’Anticosti ou pétrole du golfe de Guinée, gaz de schiste de la vallée du Saint-Laurent ou cacao ivoirien : même avidité et même mépris pour l’humanité. Je n’aurai de repos que lorsque les Québécois descendront dans la rue avec l’Afrique et les autres peuples meurtris pour réclamer la justice. Je n’aurai de repos que lorsque chaque peuple s’apercevra qu’il n’est pas seul et cessera de croire ce que les menteurs au service de la ploutocratie racontent à propos des autres peuples. Ivoiriens, Haïtiens, Serbes, Congolais, Afghans, Irakiens, Palestiens, Cubains, Français, Étasuniens et Québécois doivent cesser de se voir les uns les autres à travers le filtre des grands médias et doivent se parler directement. Quand la maison du voisin brule, on peut bien faire semblant que le problème ne nous concerne pas, mais un jour viendra peut-être où ce sera la nôtre qui sera en feu. Il n’y a d’avenir pour l’humanité que dans la solidarité.

De la naïveté à la complicité

Si la désinformation est responsable de l’apathie du citoyen lambda, comment se fait-il tout de même que les plus politisés d’entre nous se laissent endormir de la sorte ? Les fabrications mensongères qu’on essaie de nous implanter dans le cerveau sont d’une grossièreté qui saute aux yeux. Et nous nous sommes fait faire le coup des dizaines de fois avant, à chaque guerre ou opération impériale de supposé « maintien de la paix ». Comment pouvons-nous être dupes des mêmes mensonges ? Comment pouvons-nous croire que la propagande se conjugue uniquement au passé, dans les manuels d’histoire ? Comment nous, les Québécois, pouvons-nous nous imaginer qu’il n’y a de désinformation que lorsque nous en sommes les victimes ? Nous dénonçons le Quebec bashing ou la dissimulation des reculs du français, mais en même temps, nous croyons sans discernement ce que les médias nous racontent au sujet des guerres impériales.

À entendre parler beaucoup de gens supposément intelligents, Obama, Sarkozy, Harper et leurs pions menteurs onusiens, qui tiennent la « communauté internationale » en laisse, éprouveraient soudainement une grande passion pour la démocratie en Afrique. Du Gabon à la Tunisie en passant par le Rwanda, ils entretiennent depuis belle lurette des relations tout à fait cordiales avec des dictateurs qui tantôt « s’accrochent au pouvoir » depuis des décennies, tantôt commettent des massacres à grande échelle. On sait bien pourquoi de telles amitiés sont cultivées : les ressources naturelles et les profits. Pour quelle autre raison a-t-on déjà fait la guerre ? Nommez-moi un seul cas où des troupes occidentales ont défendu des principes moraux par grandeur d’âme. Un seul cas où nos soldats se sont battus pour la justice et la paix. Un seul cas où l’on n’a pas menti systématiquement au peuple qui fournit la chair à canon pour justifier la guerre. Il n’y en a aucun. Qu’à cela ne tienne, partout autour de moi, des Québécois sont disposés à croire qu’en Côte d’Ivoire, la machine à larguer des bombes s’est mutée en douce fée venue apporter la démocratie d’un coup de canon à étoiles.

Incommensurable est la souffrance humaine causée par les faux justiciers qui ont toujours un vilain à mater quelque part et qui réussissent à garder leur image de bons grâce à leur emprise totale sur les médias. Les vilains sont souvent en Afrique, mais pas seulement là. Songez aux centaines de milliers de morts et de blessés et au million de réfugiés de l’Irak : fallait casser la gueule au vilain Saddam. Songez à l’Afghanistan martyrisé depuis 2001, où la corruption et le trafic de drogue règnent. Quel progrès ! Quelle belle œuvre humanitaire ! Fallait casser la gueule à Ben Laden. Il y a toujours des gueules à casser quelque part. Surtout là où se trouvent de mauvais clients. Et ce cassage de gueules laisse dans son sillage des drames qui perdurent.

En 1999, l’OTAN largue des milliers de tonnes de bombes sur la Yougoslavie pendant 78 jours. Alors qu’on nous vante la guerre propre, avec des frappes chirurgicales, des hôpitaux et des écoles sont touchés, comme ce sera le cas en Irak, quatre ans plus tard. Mais ces drames sont occultés à Radio-Canada et ailleurs, comme toujours. Le complexe pétrochimique de la ville de Pancevo est détruit par les frappes, causant fuites toxiques et contamination. Aujourd’hui, les hôpitaux de Pancevo sont remplis de cancéreux. Les invalides sont légion. Les enfants souffrent d’asthme. Les cimetières se remplissent de gens morts à quarante ou cinquante ans.

L’OTAN disait que les bombardements avaient pour but d’éviter une catastrophe humanitaire au Kosovo. Fallait une fois de plus casser la gueule d’un vilain : Milosevic. Or, les habitants de Pancevo se demandent encore aujourd’hui quel rapport il y avait entre cet objectif et les usines de leur ville. En fait, comme toujours, la démocratie et la protection des faibles n’étaient pour rien dans l’œuvre destructrice des maitres du monde. Il s’agissait de porter au pouvoir un faux mouvement indépendantiste constitué par la pègre kosovare d’Hashim Thaçi, qui faisait dans le trafic d’organes et qui règne aujourd’hui sur la traite des blanches en Europe. Il s’agissait aussi d’établir une base de l’OTAN au Kosovo, berceau de la Serbie. Voilà pourquoi on a agressé les Serbes, on les a tués en invoquant de faux charniers et on a dépecé leur pays.

Combien de fois encore avalerons-nous toutes les couleuvres que les médias aux ordres nous apprêtent chaque jour ? Combien de tragédies provoquées par les gardiens autoproclamés de la paix devront avoir lieu pour que l’on cesse de faire comme si les Radio-Canada de ce monde n’avaient pas pour fonction de relayer des mensonges et de nous mettre des idées dans la tête ? Il y a un moment où la naïveté, la paresse intellectuelle et le je-m’en-foutisme deviennent de la complicité.

La réalité masquée par les médias occidentaux en Côte d’Ivoire

Les raisonnements tenus par les médias occidentaux, au sujet de la crise actuelle en Côte d’Ivoire, tiennent purement et simplement du délire mythomane. Les journalistes aux ordres font gober des balivernes à leur public en répétant de fallacieux mantras, en accréditant les propos des terroristes et des assassins, en véhiculant les mensonges des humanitaires à gages et en reléguant au second plan certaines vérités fondamentales.

Dès le début de la crise postélectorale, Laurent Gbagbo a demandé simplement qu’un comité international recompte les voix pour régler le contentieux, qui s’apparente à beaucoup de situations rencontrées dans d’autres pays, y compris aux États-Unis à l’élection présidentielle de 2000. Alassane Ouattara a rétorqué qu’il ne fallait pas recompter les voix, que Laurent Gbagbo devait partir et que, s’il refusait de s’en aller, il fallait l’extirper militairement de son fauteuil. Donc, celui que Sarkozy appelle un dictateur a demandé une médiation impartiale, tandis que celui qui serait le vrai démocrate, « reconnu par la communauté internationale », a répondu qu’il fallait faire la guerre civile, sachant très bien que l’extirpation ne se réaliserait qu’au prix d’un grand nombre de vies humaines et ne pourrait pas être une opération « chirurgicale ».

Les appels à la guerre de Ouattara n’ont rien d’étonnant lorsqu’on sait que lui et ses parrains français à la solde du grand capital ont entrepris de déloger Gbagbo par la force dès septembre 2002, dans une tentative de coup d’État qui a été suivie de la guerre civile sanglante dont nous venons de voir le dernier épisode tragique et dont le bilan s’élève aujourd’hui probablement à près de vingt-mille morts et des dizaines de milliers de blessés. Les rebelles qui ont attaqué la Côte d’Ivoire et commencé la guerre civile ont toujours agi pour le compte d’Alassane Ouattara et se sont comportés de manière sanguinaire, capturant des policiers chez eux, les torturant et les exécutant sur la place publique, tantôt par balle, tantôt en les transformant en torches humaines, tantôt par d’autres procédés.

Les hélicoptères de combat français qui tirent sur les civils ne sont pas une nouveauté en Côte d’Ivoire. La France est constamment intervenue, ainsi que les mercenaires onusiens, pour soutenir les rebelles, qui ne seraient pas allés bien loin sans cette aide. Déjà, en novembre 2004, les hélicoptères français faisaient des cartons sur les manifestants. Quelques jours plus tard se produisait l’abominable tragédie de l’Hôtel Ivoire, où des soldats français ouvrirent le feu sur des manifestants désarmés, en tuant des dizaines et en blessant des centaines.

À partir de la fin mars 2011, les hélicoptères de combat français et ceux de l’ONU, qui convoyaient déjà les rebelles depuis plusieurs mois, se sont mis à leur fournir un véritable appui aérien tactique. Alors que les rebelles intensifiaient leurs massacres de civils, les Français et l’ONU se sont mis à pilonner « les armes lourdes » de Laurent Gbagbo et la résidence du chef de l’État, à Abidjan. Les bombardements ont duré plusieurs jours, empêchant les Abidjanais de fermer l’oeil la nuit et faisant de nombreuses victimes civiles.

Sans ces frappes aériennes et la protection des blindés onusiens et français, jamais les rebelles, véritable bande de voyous désorganisés et disparates, ne seraient venus à bout de l’armée ivoirienne. Ils n’étaient capables que d’une chose : semer partout la terreur. Actuellement, les rebelles de Guillaume Soro et ceux d’Ibrahim Coulibaly (IB) s’entredéchirent en Côte d’Ivoire. Que fallait-il attendre de la part de pareilles hyènes ?

Le prétexte de la France et de l’ONU pour détruire les dépôts de munitions et les blindés ivoiriens ? Les armes en question auraient menacé les civils. Or, quoi qu’aient pu en dire Ouattara et ses assassins qui ne cessent de vouloir masquer leurs crimes par des mensonges éhontés, jamais les Forces de défense et de sécurité de la Côte d’Ivoire n’ont tiré sur des civils. Il a fallu que des menteurs onusiens s’en mêlent pour pallier l’absence totale de fondement aux accusation de crimes de guerre contre Laurent Gbagbo.

Le gros mensonge initial

La crise provoquée volontairement par l’ONU en Côte d’Ivoire a été déclenchée par un mensonge initial, c’est-à-dire le mensonge de la victoire électorale d’Alassane Ouattara. Ni Ouattara, ni l’ONU n’ont accepté que l’on recompte les voix, comme l’a constamment demandé Laurent Gbagbo, et ce, pour une raison évidente : un examen impartial de ce qui s’est passé lors du second tour aurait clairement mis en évidence le mensonge et aurait démontré la victoire de Laurent Gbagbo.

Compte tenu des énormes pressions exercées sur Laurent Gbagbo, l’élection a eu lieu même si les rebelles n’avaient pas désarmé comme convenu dans les accords de paix. (Après le feu d’artifice de la destruction des armes des forces ivoiriennes, en quelques jours, on voit bien maintenant que la France et l’ONU auraient eu amplement les moyens de désarmer les rebelles sur une période trois ans, si elles avaient voulu.) Le premier tour se tient le 31 octobre 2010 et le second, le 28 novembre. Laurent Gbagbo est premier le 31 octobre avec 38 % des voix, contre 32 % pour Alassane Ouattara et 25 % pour Henri Konan Bédié.

Au premier tour, Young-Jin Choi, le représentant de Ban Ki-moon en Côte d’Ivoire, attend la proclamation par le Conseil constitutionnel pour attester, au nom de l’ONU, que l’élection s’est tenue dans le respect des règles. Le second tour entrainera un imbroglio. M. Choi n’attendra pas la proclamation du Conseil constitutionnel et attestera plutôt le résultat fictif donné par le président de la Commission électorale indépendante.

Les membres de la Commission électorale indépendante (CEI) n’arrivent pas à s’entendre, car des irrégularités importantes entachent les résultats dans la zone occupée par les rebelles (zone CNO). Après trois jours, le délai de la CEI est expiré et elle doit remettre le dossier au Conseil constitutionnel, comme le prévoit le Code électoral de la Côte d’Ivoire. Mais, après l’expiration du délai, le 2 décembre, coup de théâtre, le président de la CEI, Youssouf Bakayoko, se rend au QG d’Alassane Ouattara pour y annoncer la victoire de ce dernier.

M. Bakoyoko est emmené au QG de M. Ouattara par les ambassadeurs des États-Unis et de la France. Il n’est accompagné d’aucun autre membre de la CEI. Seuls des journalistes étrangers sont présents au moment de l’annonce. Aucun journaliste ivoirien n’est sur place. Serait-il normal que le lieutenant-gouverneur du Québec arrive dans une voiture de la GRC au QG de campagne du Parti libéral du Québec, pour y annoncer le résultat des prochaines élections générales québécoises, sans égard aux prérogatives du directeur général des élections, en présence uniquement de journalistes du Globe and Mail, de l’Ottawa Citizen et du Calgary Herald ?

Sans attendre la proclamation officielle des résultats par le Conseil constitutionnel, qui est le seul habilité à le faire selon la Constitution de la Côte d’Ivoire, Young-Jin Choi atteste les résultats annoncés par Youssouf Bakayoko. Selon M. Choi, de nombreux agents de l’ONUCI avaient été déployés sur l’ensemble du territoire national pour rendre compte du déroulement du scrutin. Ils ont pu constater que l’élection s’est tenue dans de bonnes conditions et que, s’il y a eu des irrégularités, elles sont mineures et ne justifient pas une remise en question du résultat. Voilà le gros mensonge fabriqué par l’ONU qui est à l’origine de la crise postélectorale en Côte d’Ivoire.

Le Conseil constitutionnel, la plus haute autorité judiciaire au pays, comme la Cour suprême au Canada, n’est pas du tout du même avis que M. Choi. Lui et beaucoup d’autres observateurs constatent des fraudes massives et des violences commises dans les zones sous l’emprise des rebelles toujours armés. Yao N’dré, président du Conseil constitutionnel, annonce la décision de ce dernier. Laurent Gbagbo a remporté l’élection présidentiel. Le résultat définitif est le suivant :

Laurent Gbagbo : 51,45 %

Alassane Ouattara : 48,55 %

Il est à noter, par exemple, que, dans environ 500 bureaux de vote de la zone CNO, Laurent Gbagbo obtient 0 voix, ce qui veut dire que même ses propres représentants n’auraient pas voté pour lui, alors qu’il avait obtenu beaucoup de votes dans ces bureaux, au premier tour.

Contrairement à ce qu’affirme le menteur onusien Choi, de nombreuses délégations d’observateurs constatent des fraudes massives dans la zone CNO : des vols d’urnes par des soldats rebelles, des séquestrations d’observateurs, des votes multiples, des faux bulletins sans hologramme, des bourrages d’urnes, l’empêchement de voter des partisans de Laurent Gbagbo, des agressions physiques contre eux ainsi que de nombreux préjudices matériels. L’un des observateurs de l’Union africaine, Mohamed Aref, témoigne de l’énorme manipulation. Pour lui, c’est très simple : les chiffres de Choi sont truqués.

Bien que la Constitution de la Côte d’Ivoire ne prévoie aucun recours contre les décisions du Conseil constitutionnel, les partisans d’Alassane Ouattara et leurs alliés occidentaux font valoir que le président de ce conseil a été nommé par Laurent Gbagbo. Est-ce une raison pour balayer du revers de la main la décision des juges ? Au Canada, par exemple, les juges de la Cour suprême sont nommés par le premier ministre. Le Québec a-t-il demandé aux casques bleus de bombarder Ottawa lorsque la Cour suprême du Canada a invalidé de nombreuses dispositions de la Charte de la langue française ?

Les partisans d’Alassane Ouattara et leurs alliés occidentaux font aussi valoir que, selon l’article 64 du Code électoral, le Conseil constitutionnel avait l’obligation d’ordonner la reprise du scrutin dans les 45 jours s’il constatait des irrégularités graves. Or, cet argument revient à donner plus de pouvoir à la CEI qu’au Conseil constitutionnel et à nier à ce dernier sa fonction de juge suprême en matière d’application des lois. Le Code électoral est une loi de la Côte d’Ivoire, qui doit être interprétée à la lumière de la Constitution et du reste du cadre juridique du pays.

De plus, les mêmes causes produisant les mêmes effets, la tenue d’un scrutin honnête dans les zones sous l’emprise des rebelles aurait été difficile sans désarmement. Vu les circonstances, la plus haute autorité judiciaire avait le droit de prendre la décision qu’elle estimait dans l’intérêt du pays.

La Côte d’Ivoire étant un État souverain doté d’institutions démocratiques, il ne revient pas à la communauté internationale, mais bien à la population ivoirienne de choisir elle-même son président. Au Canada, accepterait-on que la « communauté internationale » proclame le vainqueur des élections et exerce des pressions énormes pour que les Canadiens acceptent ce choix ? Les litiges électoraux sont courants dans le monde. Chaque fois, on laisse les autorités administratives et judiciaires du pays les régler. Pourquoi veut-on que ce soit différent en Côte d’Ivoire ? Parce que la population est de race noire ?

Pour ajouter l’insulte à l’injure, lorsque l’Union africaine a formé un comité d’experts pour se pencher sur le litige, ce comité n’a pas du tout examiné le fond de la question, c’est-à-dire les documents électoraux. Il s’est borné à interroger divers acteurs du dossier et s’est appuyé sur les résultats fictifs de Choi ainsi que sur une erreur d’appréciation grave. L’Union africaine étant financée à 80 % par l’Union européenne, elle est peuplée de menteurs qui sont sur la même liste de paye que les menteurs onusiens. Voici un extrait de la réplique du gouvernement Gbagbo au rapport du comité d’experts, réplique que l’on pouvait trouver dans le site de la présidence de la Côte d’Ivoire, mais qui s’est volatilisée puisque Ouattara a fait fermer le site. Heureusement, j’en avais conservé une copie :

« L’Union Africaine fonde […] sa décision sur une erreur d’appréciation grave commise par le groupe d’experts, à savoir que la requête en annulation du Candidat Laurent GBAGBO portait sur quatre (04) et non pas sept (07) départements. Selon eux, en annulant sept au lieu de quatre, le Conseil Constitutionnel est allé au-delà de ce qui lui était demandé. En vérité, le Conseil Constitutionnel était saisi pour annuler huit (08) départements : Bouaké, Katiola, Dabakala, BoundiaIi, Korogho, Ferké, Beoumi, Sakassou. Le Conseil a éliminé seulement sept (07) : Bouaké, Katiola, Dabakala, Boundiali, Korogho, Ferké, Séguéla soit moins que ce qui lui était demandé. Cette confusion grave apparaît comme une manœuvre délibérée pour discréditer la décision du Conseil Constitutionnel et arracher la décision des membres du Panel et du CPS en faveur d’Alassane Ouattara. »

Les lecteurs qui souhaitent vérifier dans les détails l’information ci-dessus peuvent consulter le site International Watch, où ils trouveront des documents officiels relatifs au second tour de l’élection présidentielle, y compris beaucoup de preuves des fraudes massives.

Les mensonges pour incriminer Gbagbo

On connaissait déjà le rôle délétère des faux pacificateurs onusiens à Haïti ou encore en République démocratique du Congo, où, à l’été 2010, par exemple, dans le village de Luvungi, ils ont laissé des bourreaux en armes violer des femmes et des enfants pendant une semaine, sans intervenir.

S’il restait encore un seul gramme de crédibilité à la « communauté internationale », elle vient de le perdre en Côte d’Ivoire, où les masques vertueux des onusiens sont tombés pour de bon. L’ONU s’est complètement déshonorée en devenant le foyer de propagation des mensonges, et les casques bleus se sont transformés au grand jour en terroristes aux côtés des rebelles, pour tuer des Ivoiriens.

Si vous cherchez partout dans les médias ou ailleurs des preuves solides des accusations portées contre Laurent Gbagbo, vous n’en trouverez nulle part. Vous entendrez des affirmations, des histoires, mais jamais de preuves concluantes semblables aux nombreuses preuves visuelles et matérielles très accablantes contre Alassane Ouattara et ses amis de l’Élysée et de l’ONU. Vous verrez par ailleurs beaucoup de mensonges construits de toutes pièces par les humanitaires à l’impartialité factice ainsi que par les chefs onusiens, puis relayés par les grands médias. Laurent Gbagbo ayant toujours été un homme de paix et de démocratie, il a fallu, pour pouvoir convaincre le public occidental que c’était un dictateur, cacher certains faits cruciaux et organiser des mises en scène.

Navi Pillay, la haute commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, a inventé des histoires de charniers et, après avoir prétendu faussement que l’ONUCI ne pouvait pas se rendre sur place pour vérifier, elle a dû reconnaitre dans un cas que le charnier n’existait pas. Dans les autres cas, l’ONU n’a pas enquêté. Évidemment, le mal était fait, quant à la réputation de Laurent Gbagbo. L’ex-député norvégien Lars Rise a mis les points sur les « i » : la France se comporte comme au bon vieux temps des colonies, l’ONU aggrave la situation au lieu de l’améliorer et Mme Pillay raconte des sornettes.

Ban Ki-moon a inventé des livraisons d’hélicoptères biélorusses au gouvernement de la Côte d’Ivoire, qui était soumis à un embargo sur les armes tandis que les rebelles étaient bien approvisionnés en armes par la France et l’ONU. Devant les protestations de Minsk, Alain Le Roy, le chef des opérations de « maintien de la paix » de l’ONU, a dû reconnaitre que son patron Ki-moon avait menti.

Comme preuve de la « campagne de violence organisée » des forces de sécurité et des milices soutenant Laurent Gbagbo, les humanitaires à gages de Human Rights Watch ont présenté l’image de partisans d’Alassane Ouattara tués le 16 décembre 2010 à Abobo pour accompagner un récit largement fantaisiste, construit à partir des faux témoignages de menteurs à la solde d’Alassane Ouattara. Human Rights Watch a pris bien soin de ne pas préciser les circonstances de la prétendue manifestation du 16 décembre, qui était en fait une attaque en règle des rebelles aidés par des casques bleus, avec mitrailleuses et lance-roquettes, contre le siège de la RTI, la radio et la télévision d’État ivoiriennes. Human Rights Watch est financée par la fondation étasunienne National Endowment for Democracy, une création de Ronald Reagan pour remplacer la CIA dans les opérations de propagande.

L’une des « opérations psychologiques » les plus médiatisées de l’ONU contre Laurent Gbagbo est survenue le 3 mars 2011. Quelques partisans d’Alassane Ouattara organisèrent une mise en scène grossière où « six à huit femmes » furent prétendument massacrées par les Forces de défense et de sécurité (FDS) ivoiriennes. Alain Le Roy, le secrétaire général adjoint au Département des opérations de maintien de la paix de l’ONU, affirma officiellement que les femmes avaient été abattues « par des mitrailleuses lourdes de calibre 12,7 ». La dépêche de l’AFP relayant le mensonge de M. Le Roy fut immédiatement reprise par des dizaines, voire des centaines de grands médias. Les grandes chaines européennes diffusèrent plusieurs reportages télévisuels (dont voici un exemple) qui reprenaient des extraits choisis de la vidéo amateur des comédiens pro-Ouattara.

Or, dans la vidéo amateur (mais pas dans les extraits diffusés par les médias), on voit soudainement, entre autres invraisemblances, l’une des femmes supposément massacrées revenir miraculeusement à la vie et se faire dire par le caméraman de se recoucher. Elle s’exécute aussitôt en prenant soin de replacer elle-même son bras pour cacher son visage. De plus, on entend clairement les coups de feu, au nombre de trois, qui sont simplement des tirs de sommation et sont provoqués volontairement par des jeunes hommes s’avançant vers les blindés des FDS. Il n’y a manifestement aucun tir de mitrailleuse. Voici une analyse édifiante de la mise en scène ainsi qu’un reportage de la RTI qui la dénonce, tout en soulignant que les médias occidentaux n’en sont pas à leur premier mensonge.

Radio-Canada a diffusé la nouvelle du prétendu massacre à au moins cinq reprises, y compris quatre fois après le 5 mars, date à laquelle j’ai communiqué à la journaliste Sophie Langlois des preuves indiscutables qu’il s’agissait d’une mise en scène. Une page Web présentant le massacre des sept femmes comme un fait avéré est encore en ligne dans le site de Radio-Canada.

Pire encore, Radio-Canada a essayé de couvrir le mensonge par un mensonge additionnel. Elle a dépêché la journaliste Sophie Langlois à Abidjan et lui a demandé d’interroger à la caméra l’un des complices pro-Ouattara de la mise en scène comme si c’était un moyen d’attester la véracité du massacre. Pendant son voyage, Mme Langlois s’est empressée d’interviewer de nombreuses prétendues victimes pro-Ouattara des FDS. Elle en a rapporté beaucoup de ragots, mais n’a présenté, dans ses reportages, aucune preuve concluante pour étayer les accusations contre Laurent Gbagbo. À l’inverse, pendant la semaine où elle était en Côte d’Ivoire, Mme Langlois n’a rencontré pratiquement aucune victime des tueurs de Ouattara, malgré l’aide qui lui a été fournie par moi et des Ivoiriens du Québec pour lui permettre de rencontrer de telles personnes et de constater leurs blessures sur place.

Dès le 12 mars, j’ai porté plainte auprès de l’ombudsman, Mme Julie Miville-Dechêne, contre le comportement de Radio-Canada dans la crise postélectorale ivoirienne et en particulier contre la participation de Radio-Canada à l’opération psychologique onusienne du 3 mars 2011. L’enjeu étant beaucoup trop important, il est évident que jamais Radio-Canada ne reconnaitra sa culpabilité et qu’elle fera tout pour soit nier, soit minimiser ses mensonges. Ce sera la preuve définitive qu’il n’est plus de mise de parler d’une « théorie du complot », mais bien d’un complot avéré.

Les Ivoiriens du Québec et leurs familles au Côte d’Ivoire ayant subi des préjudices incommensurables en raison de l’agression militaire et économique que leur pays a subie, ils auraient selon moi intérêt à envisager des poursuites judiciaires contre Radio-Canada. Jamais la destruction de la Côte d’Ivoire n’aurait été possible sans la campagne de désinformation massive orchestrée par les médias au service du grand capital, dont la propagande consistant à inverser complètement les rôles a certainement influencé les politiciens québécois et canadiens dans leur position relativement à la Côte d’Ivoire. Jamais les gens de bonne volonté, qu’ils soient députés ou simples citoyens, n’auraient cautionné l’appui moral, humain et financier fourni par Stephen Harper et Jean Charest au terroriste Alassane Ouattara s’ils avaient su la vérité. Et il est certain qu’en se dissociant publiquement de Sarkozy, des gens comme Amir Khadir, Gilles Duceppe et Pauline Marois auraient pu lancer un mouvement de prise de conscience. Leur intervention aurait pu être le grain de sable dans l’engrenage infernal. Mais pour cela, il aurait fallu qu’ils soient honnêtement informés, ce qui n’a manifestement pas été le cas.

Un coup d’État pour le pétrole

Alassane Ouattara a obtenu « l’extirpation » qu’il souhaitait, mais elle est loin d’avoir été « chirurgicale » et sans douleur. Son coup d’État a réussi non pas à cause des rebelles, mais bien grâce à l’armée française et aux mercenaires onusiens. La phase finale de la quête du pouvoir de M. Ouattara se solde par un déluge de bombes, d’obus et de missiles français, la neutralisation des forces de l’ordre ivoirienne, la remise en liberté de centaines de criminels dans Abidjan, des pillages incessants, des millions de déplacés, des millions de personnes enfermées chez elles, sans nourriture, pendant plusieurs jours, des milliers de morts et de blessés parmi les civils ainsi que l’anéantissement de l’administration publique.

Les bureaux des ministères ivoiriens ont été saccagés de même que la résidence du chef de l’État et l’Assemblée nationale. Les institutions politiques et judiciaires sont inopérantes. L’ancien chef de l’État a été arrêté et humilié de même que tous ses partisans. Il est détenu ainsi que sa femme depuis le 11 avril 2011, sans qu’aucune accusation précise soit portée contre eux. Les militaires et les politiciens qui n’étaient pas favorables à M. Ouattara ont le choix entre l’allégeance forcée, l’exil ou la persécution, voire la torture et l’élimination. Même lorsqu’ils ne sont pas armés, les jeunes hommes considérés comme des partisans de Laurent Gbagbo sont déshabillés, faits prisonniers, détenus dans des conditions atroces, torturés, utilisés comme boucliers humains et parfois exécutés, sous prétexte que ce sont des « miliciens ». Les terroristes illettrés de M. Ouattara réclameront bientôt des postes de dignitaires, de luxueuses demeures pour leur famille et des limousines. Ils installeront un régime des plus corrompus. Le pays risque d’être pratiquement ingouvernable sans une forte répression. Voilà la démocratie imposée par les valets français et onusiens du grand capital occidental, Nicolas Sarkozy en tête, avec la bénédiction de la « communauté internationale ».

Des civils sont capturés par les rebelles de Ouattara.

Le coup d’État sanglant de 2011 et ses séquelles très douloureuses qui ne sont pas près de s’estomper contrastent nettement avec ce qui s’était produit en 2000, lors de l’élection de Laurent Gbagbo. À l’époque, le général Robert Guéï, auteur d’un coup d’État en 1999, s’était proclamé vainqueur, en truquant les résultats. La population descendit massivement dans la rue et les travailleurs se mirent en grève, malgré la répression policière qui fit des morts. (Ouattara et ses complices attribuent régulièrement les victimes de cette répression aux partisans de Laurent Gbagbo, mais ce n’est qu’un mensonge de plus.) Le général Guéï fut obligé de constater qu’il n’avait pas du tout la faveur populaire et s’avoua vaincu.

Après l’élection du 28 novembre 2010, Alassane Ouattara lança vainement des appels à la population pour qu’elle manifeste et fasse la grève. Les Ivoiriens ne suivirent pas ce mot d’ordre. Les manifestations pro-Ouattara furent de fausses manifestations, orchestrées par des metteurs en scène, comme celle du prétendu massacre du 3 mars. Les télévisions occidentales relayèrent des images de jeunes hommes armes blanches à la main, mettant le feu à des pneus et se disant prêts à « en finir avec Laurent Gbagbo ». On vit, dans les manifestations prétendument pacifiques pro-Ouattara, des hommes en civil transporter des armes, y compris des lance-roquettes. Voici un exemple de manifestation « pacifique » pro-Ouattara.

Laurent Gbagbo, lui, n’a jamais eu recours à la violence et a toujours joui de la faveur populaire. C’est une sorte de René Lévesque ivoirien. Digne héritier de Patrice Lumumba et de Thomas Sankara, père du multipartisme et de la liberté de presse en Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo a suspendu l’application du principe de l’ivoirité, adopté par Henri Bédié, aujourd’hui paradoxalement allié de Ouattara. C’est grâce à Laurent Gbagbo que Ouattara a pu se présenter à l’élection présidentielle. Laurent Gbagbo n’a jamais mis ses adversaires en prison. Alassane Ouattara, lui, vient d’emprisonner Laurent Gbabo pour la deuxième fois. Il l’avait fait déjà le 18 février 1992.

Quelques jours avant que ne débute l’offensive finale de la France et de l’ONU qui sema la désolation en Côte d’Ivoire, les grands médias occidentaux se gardèrent bien de nous informer de la grande manifestation pacifique d’appui aux institutions ivoiriennes et à Laurent Gbagbo qui réunit des centaines de milliers de personnes au coeur d’Abidjan. Pendant vingt-quatre heures, les 26 et 27 mars 2011, la Place de la République fut envahie par des Ivoiriens venus demander au monde d’entendre leur appel à la paix, à la souveraineté des peuples et au respect des êtres humains. À perte de vue, toutes les artères menant à cette place étaient remplies de monde venu passer la nuit à écouter orateurs et artistes. C’était émouvant d’entendre la foule entonner l’Abidjanaise ou « David contre Goliath ». Mais personne à Radio-Canada ne nous en parla.

Quand je revois les images de ce peuple fier et admirable de résistants, je pense à tous ceux qui chantaient et dansaient pour leur pays et qui ont été assassinés par la folie meurtrière du grand capital, dans l’indifférence de mes compatriotes québécois, au milieu des histoires insignifiantes dont nous abreuvent les médias. J’en éprouve une grande tristesse. Vous me pardonnerez de manquer d’intérêt pour le vote de confiance de Pauline Marois ou la bataille électorale de Gilles Duceppe.

Combien de temps encore resterons-nous prisonniers de l’univers d’information-fiction qui balise notre démocratie imaginaire, au service de la guerre, du pillage et du mensonge ? Nous sortons parfois brutalement de notre rêve éveillé, par exemple pour un puits de gaz que des employés obéissants, sur la liste de paye des grands patrons, commencent à creuser sur nos terres. Et comme le capital finit quand même par arriver à ses objectifs en silence, au Québec, derrière les portes closes des officines du parti des exploiteurs libéraux, il n’a pas besoin de nous tuer. Pourvu que nous continuions de jouer docilement notre rôle dans le système.

Depuis la création du système de Bretton Woods, en 1944, ce sont la Banque mondiale, le FMI, Wall Street, le complexe militaro-industriel, les magnats de la finance et la Federal Reserve avec sa planche à monnaie de singe qui nous dirigent vraiment. Pas les politiciens que nous élisons et qui ne sont que des marionnettes. Les maitres du monde nous accordent le privilège de nous bercer des illusions de la démocratie tant que nous leur obéissons et que nous les laissons nous plumer, sans remettre en question leur droit héréditaire et absolu d’exploiter les pays et les peuples à leur guise. Quand ils nous disent qu’ils vont abaisser la cote de crédit de notre État de AAA à AA si nous ne laissons pas les gens mourir dans les couloirs de nos hôpitaux, notre premier ministre leur obéit. Quand les mêmes agences de notation derrière lesquelles se cachent les voleurs de Goldman Sachs nous disent d’investir nos économies dans des prêts hypothécaires à risque érigés en placements fiables portant la cote AAA, notre Caisse de dépôt et placement leur obéit et perd quarante-milliards de dollars. Peu de temps après, son directeur, un certain Henri-Paul Rousseau, trouve refuge chez Desmarais, maitre de l’information au Québec, parrain de Nicolas Sarkozy et actionnaire de référence de la quatrième pétrolière au monde, Total… qui a le pétrole de la Libye et du golfe de Guinée dans son collimateur. Tiens, tiens.

Cela crève les yeux que le massacre des Ivoiriens pour déloger Laurent Gbagbo n’a rien à voir avec la démocratie et tout à voir avec l’économie du pillage. C’est le pétrole du golfe de Guinée (35 milliards de barils de réserves connues) qui explique cette nouvelle fureur assassine déguisée en entreprise de défense de la démocratie, après l’Irak et l’Afghanistan. De la même manière, c’est le pétrole de la Libye qui explique qu’il faille y bombarder Tripoli tout en accusant Kadhafi d’être lui-même le responsable des tueries, ce qui est ridiculement insensé quand on sait que, dès les premiers jours du « soulèvement populaire », les pauvres « manifestants pacifiques » tiraient sur des commissariats de police avec des lance-roquettes.

Un État fort et des dirigeants qui ne sont pas des marionnettes du grand capital constituent le plus grand des dangers pour ceux qui ont vu leur fortune décupler avec le néolibéralisme et qui se paient tous les serviteurs qu’ils veulent. C’est pour cela que les groupes qui visent à démanteler, affaiblir ou repenser le « modèle québécois », comme le Réseau liberté Québec ou l’Institut économique de Montréal, sont si bien financés et que leurs porte-paroles occupent toutes les tribunes médiatiques. Un État fort met le capital au service du peuple, et non l’inverse, tout en privant les ultrariches des vaches à lait qu’ils achètent et rentabilisent avec des deniers publics. C’est pour cela que les valets de ces riches brandissent des tas d’épouvantails aussitôt qu’il est question de nationalisation. On nous prédisait la fin du monde lors de la nationalisation de l’électricité, dans les années 1960. Hydro-Québec fut une réussite colossale. Puis, au début des années 2000, on nous a rebattu les oreilles avec le fiasco de la Gaspésia, preuve indubitable de l’incapacité de l’État à gérer efficacement les affaires, si l’on en croit les chantres du capitalisme sauvage.

La campagne de dénigrement contre Laurent Gbagbo en vue de le renverser a commencé en 2001, dès l’adoption du premier budget de son gouvernement, qu’il avait appelé un « budget sécurisé ». Laurent Gbagbo voulait que son pays se désenclave du système de Bretton Woods et mette fin à l’endettement infini, instrument privilégié d’asservissement de l’Afrique employé par le FMI, dont Alassane Ouattara a été le directeur général adjoint. Laurent Gbagbo a commencé à devenir un « dictateur » avec ce budget, lorsqu’il essayait de donner à son peuple les outils nécessaires pour se libérer. C’est à ce moment qu’on a décidé de le remplacer par l’homme du FMI, Alassane Ouattara. Mais la résistance du peuple ivoirien a été très vive. Pour seulement donner l’illusion qu’on installe M. Ouattara au pouvoir, le président élu « par la communauté internationale » qui ne gouverne toujours rien, il a fallu presque neuf années de tentatives de coup d’État, de guerre civile, de terrorisme, d’affaiblissement de l’État ivoirien, de bombardements par la France, de trucages électoraux, de cruels embargos, notamment sur les médicaments, et d’autres pressions démesurées par les puissances occidentales, contre un petit pays d’Afrique de l’Ouest.

Desmarais et Power Corporation sont parmi ceux qui comptent sans doute profiter le plus du massacre des Ivoiriens, vu leurs intérêts dans Total. Parions que M. Desmarais n’a pas essayé de convaincre son poulain Sarkozy de retenir ses bombes. Parions aussi que ses ordres se sont bien rendus aux journalistes à gages radiocanadiens, conformément à l’entente secrète qui lie sa société de désinformation Gesca à la Société Radio-Canada. Desmarais, Sarkozy, Harper, Charest : les ennemis du peuple ivoirien sont aussi les ennemis du peuple québécois. Il est temps que l’Afrique et le Québec commencent à se parler.

Bernard DESGAGNÉ in vigile.net

Voici quelques sites, articles et vidéos à consulter, en plus des liens fournis dans le texte ci-dessus, pour entendre autre chose que le lavage de cerveau des grands médias, qui s’efforcent de nous faire croire qu’il y a unanimité à propos de la crise postélectorale en Côte d’Ivoire.

Abidjan vérités

Analyse de Guy Labertit, ancien délégué national du Parti socialiste français pour l’Afrique

bis repetita

Blogue de Gilbert Collard

Cameroonvoice

Cameroonvoice – Silence on tue

Communiqué du Front national le 4 avril 2011

Communiqué du Front national le 11 avril 2011

Complot occidental en Côte d’Ivoire : une évidence – Yves Rocheleau, ancien député du Bloc Québécois

Cote d’Ivoire Presidential Conflict

Côte d’Ivoire Truth

Débat avec Vitrice Yekpe, Gaston Kelman et Grégory Protche, le 5 janvier 2011, à l’émission Toutes les France

Débat avec Vitrice Yekpe, Alain Toussaint et Grégory Protche, le 4 février 2011, à l’émission Toutes les France

Diaporama présenté par Bernard Desgagné à la table ronde du 18 mars 2011, à l’Université du Québec en Outaouais

DirectScoop.net

Discours du sénateur de l’Oklahoma Jim Inhofe le 4 avril 2011

Discours du sénateur de l’Oklahoma Jim Inhofe le 5 avril 2011

Discours du sénateur de l’Oklahoma Jim Inhofe le 7 avril 2011

Discours du sénateur de l’Oklahoma Jim Inhofe – French Colonialism Must End

Djibitv

Entrevue avec Calixthe Beyala

Entrevue avec Didier Julia au sujet de la position de la France

Entrevue avec Jean-François Probst, ancien bras droit de Jacques Chirac – Gbagbo plus proche de Mandela que de Mugabe – Télécharger le fichier audio de l’entrevue

Entrevue avec Laurent Gbagbo sur Canal+

Entrevue avec Laurent Gbagbo le 5 avril 2011

Entrevue avec Michel Galy sur BFMTV

Entrevue avec Michel Galy sur TF1

Entrevue avec Marcel Ceccaldi

Entrevue avec Marie-Antoinette Singleton sur CBN

Entrevue avec Marie-Antoinette Singleton sur CNN

Entrevue avec Roland Dumas et Jacques Vergès, le 11 janvier 2011, à l’émission Ce soir ou jamais – partie 1

Entrevue avec Roland Dumas et Jacques Vergès, le 11 janvier 2011, à l’émission Ce soir ou jamais – partie 2

Entrevue avec Roland Dumas et Jacques Vergès le 25 avril 2011 – partie 1

Entrevue avec Roland Dumas et Jacques Vergès le 25 avril 2011 – partie 2

Gri-Gri International

Indignez-vous

Infos Côte d’Ivoire

Ivoirebusiness

Lettre de Bernard Desgagné à Guy A. Lepage

Michel Collon parle des guerres impériales

Philippe Rémond, le Français tué à Yamoussoukro par les rebelles de Ouattara

Questions de Marine Le Pen à la Commission européenne

Résistances Côte d’Ivoire

Telediaspora

Trente conteneurs ONU remplis d’armes pour les rebelles

Year Zero In The Ivory Coast – Nigerian Village Square

Yop Capitale

Mercredi 27 Avril 2011

 

 

 

QUAND LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE SE MONTRE PARTIALE Les crimes et atrocités commises par Dramane Ouattara et ses terroristes

QUAND LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE SE MONTRE PARTIALE

 

Les crimes et atrocités commises par
Dramane Ouattara et ses terroristes

 

QUAND LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE SE MONTRE PARTIALE  Les crimes et atrocités commises par Dramane Ouattara et ses terroristes  dans Communauté internationale clip_image001

Les pires exactions sont actuellement commises en Côte d’Ivoire par les terroristes à la solde de Dramane Ouattara, candidat malheureux à l’élection présidentielle que la communauté internationale veut coûte que coûte imposer aux Ivoiriens. Ces atrocités ne sauraient échapper à l’opinion même si Choi, le boucher de l’ONU en Côte d’Ivoire, s’efforce de les masquer.

 

Le site internet INFOSCOTEDIVOIRE.NET, en plus de la campagne qu’elle vient de lancer pour traquer les mensonges de CHOI, de la Licorne et de l’ONUCI, revient ici sur le bilan des exactions et autres crimes commis par les partisans de Alassane Dramane Ouattara pendant la campagne électorale et depuis la proclamation des résultats par le Conseil Constitutionnel.

 

Les violences exercées par les partisans du candidat Alassane Dramane Ouattara contre les supporters et autres sympathisants de Monsieur Laurent Gbagbo s’inscrivent dans un contexte sociopolitique précis et peuvent être répertoriées en trois grands moments : 

  1. Il y a eu les violences enregistrées pendant la période électorale et singulièrement le 28 Novembre 2010, jour du second tour de l’élection présidentielle. En guise d’illustration, l’extrait suivant, tiré du rapport d’Amnesty International, publié le 22 Février 2011, est plus qu’édifiant. Surtout que M. CHOI, le représentant spécial du Secrétaire Général de l’ONU, patron de l’ONUCI, masque systématiquement les exactions commises par les rebelles : « Atteintes aux droits humains commises par les Forces Nouvelles (FN) .
  2. L’équipe de chercheurs d’Amnesty International a recueilli des témoignages fiables faisant état de viols, de détentions arbitraires et de mauvais traitements commis par des membres des FN dans des zones sous leur contrôle.
  3.  

Depuis que les FN ont pris le contrôle de certaines régions du pays en Septembre 2002, ces zones sont marquées par une absence de tout système judiciaire et de tout mécanisme assurant l’obligation de rendre des comptes. Les commandants des FN sont ainsi, tous puissants dans leurs zones et les habitants n’ont aucune voie de recours.


Homicides arbitraires et délibérés


En Octobre 2010, des membres des FN ont sommairement exécuté onze hommes qu’ils avaient détenus les accusant d’être des ‘’coupeurs de route’’ et  assassiné plusieurs voyageurs à Touba (environ 680 km à l’Ouest d’Abidjan). Bien que ces assassinats aient été publiquement connus (des membres des FN ont eux-mêmes filmé ces tueries y compris les cadavres des 11 personnes abattues), aucune mesure concrète ne semble avoir été prise par les dirigeants des FN pour demander des comptes aux auteurs de ces actes. » 

  1. Ensuite il y a eu les violences contre les partisans de Laurent Gbagbo après la proclamation des résultats du second tour par le Conseil Constitutionnel, qui l’a proclamé vainqueur et l’a investit par la suite. Les choses ont pris une fâcheuse tournure,  parce que le président de la Commission Electorale Indépendante (CEI), en violation flagrante des dispositions légales et réglementaires en vigueur en Côte d’Ivoire, était allé au QG de M. Ouattara proclamer, hors délai et de façon solitaire, des résultats non-validés par la commission centrale de la CEI pour désigner M. Ouattara comme vainqueur.
  2. Cela a déclenché, dans une précipitation visiblement orchestrée, les adresses de félicitations de certains pays à Alassane Ouattara. La situation s’est davantage détériorée par l’action des médias internationaux, qui n’avaient que faire de la violation de la Constitution, des lois, règles et procédures en vigueur et dont la mission a été de disqualifier le Conseil Constitutionnel qui devait systématiquement être présenté comme acquis à M Gbagbo.
  3. Ainsi, cette institution fut présentée comme pouvant tout dire sauf le droit. Dans le même temps, il fallait taire la composition de la CEI, complètement dominée par les rebelles et leurs alliés du RHDP et ne s’en tenir qu’à son appellation «commission électorale indépendante » qui en faisait une institution au-dessus de tout soupçon.  Comme il fallait s’y attendre, cet imbroglio a eu pour conséquence de créer la confusion.
  4. Enfin, il y a la violence qui se traduit par des actes de guérilla urbaine et de terrorisme quasiment quotidiens et quasiment étendue sur l’ensemble du pays suite aux appels insurrectionnels répétés des dirigeants de l’opposition regroupés au sein du RHDP. La caractéristique de cette 3ème phase de violences est l’entrée en scène, à Abobo, du commando à la solde de la rébellion dit «commando invisible ».
  5. À ce sujet, l’Agence France Presse (AFP) qui semble en savoir un peu plus, écrit, le 15 Mars 2011 : « Côte d’Ivoire: le « commando invisible » se dévoile. Le camp Ouattara ne semble plus passif face à l’impasse politique ivoirienne. Il passe désormais aux armes, grâce à un commando « invisible », officieusement à ses ordres. » Le tout apparait dans un contexte de reprise visible des hostilités par les rebelles. En effet, depuis le 26 Février, en violation du cessez-le-feu signé en 2004, les rebelles pro-Ouattara ont repris la guerre à l’Ouest du pays, en attaquant les localités de Zouan Hounien, Bin-Houyé, Toulépleu, Doké, Bloléquin et Duékoué dans l’indifférence de la communauté internationale.

Le chef rebelle pro-Ouattara, Soro Guillaume, avait  annoncé la reprise de la guerre pour imposer Ouattara, révélant que son camp était toujours «lourdement armé» alors que les rebelles étaient pourtant censés avoir désarmé.
Cette division en moments séparés permet de distinguer trois types de violences distinctes :

  1. Les menaces verbales, les agressions diverses ciblées, généralement nocturnes pour instaurer un climat de peur, de terreur ; des villes comme Divo, Gagnoa, Bondoukou et Dabou, qui, à l’instar des villes de Côte d’Ivoire, accueillent une forte proportion de populations allochtones et allogènes, notamment malinké et communément appelées « dioula », en ont été le théâtre.
  2. Ces violences ont toujours visé toutes les personnes connues ou simplement soupçonnées d’avoir voté pour M. Gbagbo. Dans le même temps, dans les zones du Nord de la Côte d’Ivoire, réputées favorables à Alassane Ouattara, au Centre et à l’Ouest du pays largement sous contrôle de la rébellion, ces violences sont restées permanentes. C’est certainement peu de dire que ces zones sont des zones de non-droit où les rebelles toujours en armes, règnent en maîtres. FREDERICK

 Ces violences ont connu une recrudescence dans le droit fil des violences électorales qui ont eu cours là-bas, telles que dénoncées avec beaucoup de détails, dans tous les rapports des observateurs africains, même si le représentant spécial du Secrétaire Général de l’ONU en Côte d’Ivoire, a choisi de les minimiser, tout comme les observateurs de l’Union Européenne d’ailleurs. 

  1. Les violences inouïes exercées  contre des citoyens aux mains nues taxées d’être des partisans de M. Gbagbo, suivies des incendies de leurs domiciles préalablement pillés par les partisans d’Alassane Ouattara. Cela s’est observé à Duékoué,  Lakota et dans les villes de l’intérieur du pays comme Abengourou où le Préfet a été agressé, son domicile pillé puis incendié. Lorsqu’ils ne trouvaient pas le moyen d’agir ouvertement pour respecter un quelconque mot d’ordre, les populations favorables à Alassane Ouattara prenaient prétexte, comme à Duékoué et à Lakota, d’incidents comme la mort d’une personne des suites d’actes de « coupeurs de routes »,
  2. ou une mésentente sur la gestion d’une gare routière, pour s’attaquer aux populations autochtones. Par ailleurs, les partisans de Alassane Ouattara, prenant prétexte d’obéir aux mots d’ordre d’«opérations villes mortes» et de «désobéissance civile» lancés depuis l’hôtel du Golf, n’ont pas hésité à s’attaquer à tous ceux qui ne respectaient pas ces mots d’ordre, dont chacun a pu constater qu’ils n’ont pas prospéré.

Les actes d’agression enregistrés lors de ces manifestations extrêmement violentes et l’annonce de nouvelles manifestations devant coûte que coûte aboutir à la paralysie du pays, ont fini par installer un climat général d’insécurité chez les populations visées pour avoir voté pour M. Gbagbo ; surtout que l’ONUCI était de plus en plus visiblement rangée du côté des rebelles.  

Ces manœuvres consistant en des appuis logistiques aux rebelles ont fini par être démasquées et ont provoqué des accrochages avec les populations au cours desquelles, l’ONUCI a fait usage d’armes à feu contre les civils aux mains  nues ou même contre des éléments des Forces de Défense et de Sécurité en service. Il est également constant que la mission des Nations Unies a brouillé les émissions de la radio et de la télévision nationale et prêtait même les ondes de sa radio pour une diffusion plus large des messages séditieux de la rébellion. Dans le même temps, les forces de l’ordre étaient prises à partie, certains agents ont même été tués au cours des opérations de maintien de l’ordre. 

  1. Les crimes ont aujourd’hui toutes les caractéristiques d’une épuration ethnique, d’un début de génocide planifié marqués surtout par les meurtres de personnes ciblées par l’incendie des corps. À cela s’ajoute la guerre ouverte contre toutes les positions des Forces de Défense et de Sécurité (camps militaires, commissariats de police, brigades de gendarmerie) partout où cela est possible : à l’intérieur du pays comme dans différents quartiers d’Abidjan, depuis l’entrée en scène du « Commando invisible » et l’engagement de combattants étrangers aux côtés des terroristes de Alassane Dramane Ouattara. Ce qui a abouti à l’exode massif des populations sans défense, vers les pays voisins fuyant les exactions des rebelles.
  2. Evidemment, il est  tout à fait loisible à la propagande  faite sur toutes les ondes médiatiques internationales au profit d’Alassane Ouattara, de présenter ces partisans de M. Gbagbo qui fuient les atrocités comme des partisans de M. Ouattara fuyant les forces régulières de Côte d’Ivoire. Au niveau d’Abidjan, les quartiers comme Abobo ou certains sous-quartiers de Yopougon, Adjamé, Attécoubé, Koumassi où les terroristes ont pris pied avec des complicités objectives des forces de l’ONUCI et d’une frange de la population, se vident d’une partie de leurs habitants, créant ainsi un exode interne massif vers les zones encore sécurisées par les Forces de Défense et de Sécurité.
  3.  

Le même rapport d’Amnesty International, cité plus haut, est suffisamment explicite sur d’autres exactions dont les terroristes à la solde de Dramane Ouattara se sont rendus coupables, sans qu’ils ne soient épinglés par les « redresseurs de torts » comme Nicolas Sarkozy et d’autres personnes. Ces exactions qui sont pourtant promptes à ruer dans les brancards contre Laurent Gbagbo, même quand il est avéré que les Forces de Défense et de Sécurité ivoiriennes qui ne font pas mystère de leur loyauté vis-à-vis de M Gbagbo, n’ont rien à voir avec elles.
Découvrons « Détention arbitraire et mauvais traitements 

À Mahapleu, un village situé entre les villes de Man et de Danané (à environ 600 km à l’Ouest d’Abidjan) dans lequel la plupart des habitants auraient voté pour le Président sortant Laurent Gbagbo, neuf hommes ont été détenus par les FN à la mi-Janvier 2011. Ils ont été durement frappés et maltraités pendant plusieurs jours. Ils ont finalement été libérés sans inculpation ni procès, mais ont été l’objet de menaces et la plupart d’entre eux ont dû quitter leurs maisons.


L’un d’entre eux a dit à Amnesty International :
«Ils m’ont emmené dans l’ancien centre médico-social qu’ils utilisent maintenant comme base militaire ; ils m’ont frappé très durement avec leur crosse de fusil et m’ont marché dessus. Ils m’ont mis dans deux grands sacs (les sacs utilisés pour le riz) et ont attaché les sacs avec une corde autour (comme une momie) pour que je ne puisse pas bouger les mains et les jambes. Puis ils m’ont frappé et menacé de mort ».
Viols


Également en Janvier, dans le même village, une femme et une adolescente âgée de 15 ans, ont été violées par un commandant des FN. La jeune fille a raconté son calvaire à Amnesty International :
« Je rentrais chez moi, vers 16 heures. Le commandant FN m’a forcé à monter dans son véhicule, m’a emmenée dans la brousse à l’extérieur du village et m’a violée à l’arrière du véhicule. Après, il m’a mise dehors et m’a laissée là-bas. J’ai marché jusqu’à chez moi. 

J’ai dis à une de ses amies ce qu’il avait fait. La nuit, il est venu chez nous. Moi j’ai fui dans la brousse  à côté de la maison  avec un grand frère. Quand ma maman a dit que j’étais sortie, le commandant a vu la femme de mon frère et il l’a frappée. Il a dit qu’elle savait où j’étais. Ensuite, ils ont arrêté mon frère et mon père. Je ne peux plus retourner chez moi, je me cache chez des parents très loin. » FABBRICE


Des réfugiés libériens pris pour cible


Après la marche du 16 Décembre 2011, des sympathisants du RHDP s’en sont pris à des réfugiés libériens vivant à Abidjan depuis plusieurs années ou décennies les accusant d’être des « mercenaires » engagés par les forces loyales à Laurent Gbagbo.
Un des réfugiés a dit à Amnesty International :


« Le 17 Décembre, vers 19 heures, cinq personnes sont entrées dans notre cour commune et ont demandé après les ‘Jeunes Libériens’. Ils m’ont tiré hors de ma chambre, m’ont battu avec un bâton et m’ont accusé d’être un mercenaire. Je les ai supplié d’arrêter de me battre  et leur ai dit que je vivais en Côte d’Ivoire depuis vingt ans après avoir perdu mes parents dans le conflit libérien. J’ai perdu ma maison et j’ai besoin de protection. »


Violences intercommunautaires et viols dans l’Ouest
La délégation d’Amnesty International s’est également rendue dans l’Ouest du pays, une zone contrôlée en partie par les forces loyales à Laurent Gbagbo et en partie par les FN. Cette région est depuis longtemps en proie à des tensions intercommunautaires entre des groupes ethniques qui ont été exacerbées par l’actuelle impasse politique.  

Cette situation a eu pour conséquence que quelque 70.000 personnes ont fui leur maison. La moitié d’entre elles ont cherché refuge dans des camps pour personnes déplacées situées non loin de leur zone d’habitation ou sont allées vivre chez des proches dans d’autres villages. L’autre moitié a fui la Côte d’Ivoire pour trouver refuge dans les pays voisins, notamment le Libéria.
En Janvier 2011 à Duékoué (à environ 500 km à l’Ouest d’Abidjan), environ 40 personnes ont été tuées dans de violents heurts intercommunautaires, des centaines de maisons ont été brûlées, et des milliers de personnes ont trouvé refuge dans des camps pour personnes déplacées dans l’ouest du pays.
Les personnes ont été ciblées en raison de leur appartenance ethnique, certaines ont été tuées et des maisons et propriétés ont été incendiées et pillées. Les quartiers habités par une communauté ont été brûlés par l’autre pendant que dans des quartiers mixtes les maisons ont été ciblées en fonction de l’appartenance ethnique et des affiliations politiques présumées de leurs habitants.  

Presque toutes les personnes interrogées par Amnesty International, à Duékoué, ont décrit leurs agresseurs en utilisant des termes ethniques, soit les « Dioulas » (considérés comme les partisans de Ouattara) ou les « Guérés » (considérés pour être les partisans de Gbagbo).
Les populations locales avec lesquelles Amnesty International s’est entretenue à Duékoué ont indiqué que les forces de sécurité loyales à Laurent Gbagbo étaient incapables ou peu disposées à intervenir pour empêcher les attaques par l’un ou l’autre camp.
Une femme guéré a dit à Amnesty International :
« Quand les Malinkés (Dioulas) sont venus pour attaquer le quartier, je me suis réfugiée dans la maison d’une famille voisine venant du Burkina Faso. Les Malinkés sont venus demander s’il y avait des Guérés, pour les faire sortir et les tuer. Mon hôte a dit qu’il n’y avait seulement que des étrangers ici et des Dioulas. Il m’a ensuite aidé à quitter le quartier et je suis venue ici, à la mission catholique ».
La plupart des victimes à Duékoué, faisaient partie de la communauté Guéré, mais des membres de la communauté dioula ont également été attaqués.
Un témoin a dit à Amnesty International :
«Ceux qui sont venus attaquer notre quartier le lundi 3 Janvier, je les connais personnellement ; c’est ce qui m’a sauvé la vie. Je les ai suppliés d’épargner ma maison et ils l’ont fait. Mais ils ont brûlé toutes les maisons des personnes qui n’étaient pas des Guérés. Ils ont tué un voisin, un Guinéen, il était venu rendre visite à un ami malien. Quand ils sont arrivés, il s’est caché derrière la porte, ils l’ont attrapé et l’ont tué. Ils lui ont coupé la main et le pénis qu’ils ont mis au bout de leur fusil. »
Plusieurs femmes Guérés ont dit à Amnesty International qu’elles avaient été attaquées et victimes de viols collectifs dans leurs propres maisons qui étaient ensuite incendiées.
« Le mardi 4 Janvier, dans l’après-midi, ça tirait et nous-nous sommes cachées dans la maison. Nous étions beaucoup parce que d’autres voisines étaient venues se cacher chez nous, dans la cour de mon père. Ils ont cassé la porte et sont rentrés et ont commencé à frapper les garçons et violer les femmes. Ils étaient Dioulas, habillés avec des boubous (habit traditionnel) et avaient des gris-gris. Plusieurs femmes ont été violées dans notre maison. 

Ils ont poussé quelques garçons dehors et ont frappé des femmes enceintes. J’ai été violée par trois hommes ; ils nous ont dit de nous coucher par terre et ont dit : ‘On va vous tuer’. Le même soir nous avons fui. Nous sommes allées à la mission catholique, en ville, mais il n’y avait pas de place et maintenant on est chez ma grande sœur au quartier Carrefour ; elle nous a prêté une toute petite chambre dans sa maison. »
Les délégués d’Amnesty International ont par la suite accompagné cette femme jusqu’à sa maison incendiée dans le quartier Toguéi de Duékoué. Toguéi n’est à présent qu’un amas de décombres de maisons incendiées et les seules personnes qui s’y trouvent sont des personnes n’appartenant pas à l’ethnie Guéré.
Une femme Guéré qui se trouve à présent à Abidjan après avoir fui son village a dit à Amnesty International : « Le lundi 3 Janvier, ils sont venus très tôt le matin. J’étais dans ma maison dans la cour de mon père avec ma maman, ma grande sœur et mes petits frères. Ils avaient des couteaux et des machettes. Ils ont cassé la porte de ma maison et m’ont découverte. Ils s’étaient masqués le visage avec du charbon. Ils n’ont rien dit ; ils se sont jetés sur moi ; ils ont fait n’importe quoi avec moi. 

Trois ou quatre d’entre eux m’ont violé. Ils ont brûlé ma maison, la maison de ma famille et ils ont tué mon frère. Ils ont tout volé dans mon magasin, puis l’ont brûlé. Le même jour nous avons fui, avec ma maman et la femme de mon frère et ses enfants. Nous sommes passés par la brousse et sommes allés dans un petit village et le lendemain on est venu ici. »


Dans la partie Ouest du pays, il y a eu, au cours des derniers mois, une nette augmentation du nombre de cas de femmes attaquées et violées qui ont été signalés. La plupart des victimes ont été agressées alors qu’elles se rendaient au marché et il ressort que de telles attaques sont perpétuées par les « coupeurs de routes ». Les responsables de ces actes ne sont pratiquement jamais recherchés ou appréhendés et les victimes n’ont aucun espoir d’obtenir justice et réparation.»

Un dossier de SEGLOIN Mansaiédo
Et Nihalamanson ATEIGNAN

 Source : www.infoscotedivoire.net

 

 

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CEDEAO, UA, ONU, toutes impuissantes – La seule issue qui reste aux Ivoiriens Publié le samedi 26 mars 2011 | L’Inter

Inédite (deux présidents de la République pour un même pays), la crise post-électorale ivoirienne n’a pas encore fini de révéler toutes ses facettes au monde entier. Cette crise est en train de passer pour le conflit le plus difficile à régler, eu égard à l’échec des efforts entrepris jusque-là pour la dénouer. Quatre mois après la proclamation des résultats du scrutin du 28 novembre 2010, qui a débouché sur cette conjoncture aiguë, le monde entier s’est mobilisé sans pouvoir trouver la formule idéale pour arrêter les affrontements, tueries et autres exactions aujourd’hui responsable d’un exode massif des populations, déjà durement éprouvées, déjà, par des mesures absurdes prises à l’encontre de l’Etat de Côte d’Ivoire. Au commencement était la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Comme c’est le cas dans le fonctionnement des organisations internationales, il appartenait à l’organe sous-régional de monter au créneau pour tenter de désamorcer la bombe ivoirienne. Réunis à plusieurs reprises, les chefs d’Etat de la CEDEAO ont joué leur carte. Alignés derrière la position de l’ONU, qui reconnaît comme président élu Alassane Ouattara, le président en exercice de l’organe ouest-africain, Jonathan Goodluck, et ses pairs vont même envisager l’option de la force dite  »légitime » pour déloger du pouvoir Laurent Gbagbo. Avant de déchanter de leur propre solution, qui n’aura paru comme un simple chantage auquel n’a pas cédé le locataire du Palais d’Abidjan. Dans la foulée, des émissaires sont successivement commis pour faire plier celui qui a été déclaré vainqueur des élections et investi par le Conseil constitutionnel ivoirien. Les voyages de l’ex-président sud-africain Thabo M’beki, du Premier ministre kenyan… ne donneront aucune suite. Idem pour les injonctions répétées de l’ONU et de grandes puissances mondiales telles la France et les Etats-Unis, très actifs sur le front diplomatique pour  »chasser » du pouvoir celui qu’il considèrent comme un mauvais perdant dans le jeu démocratique en Côte d’Ivoire. Les résolutions se multiplient au Conseil de sécurité. Les restrictions pleuvent de partout sur la Côte d’Ivoire. Réaffirmation de l’embargo sur les armes, embargo de l’Union européenne sur les ports ivoiriens, embargo sur l’achat des matières premières du pays, fermeture de la BCEAO (banque centrale) aux Ivoiriens, etc. Toutes ces restrictions, qui sèment le désarroi dans le peuple de Côte d’Ivoire ne donneront toujours rien. Jusqu’à présent. Finalement, le dossier va échoir à l’Union Africaine (UA), dont le sommet du 31 janvier 2011 met un point d’honneur sur le règlement de cette crise bouleversante en Côte d’Ivoire. Séance tenante, un panel de chefs d’Etat est désigné pour trouver, sur un délai d’un mois, une thérapie  »contraignante » à imposer aux deux camps protagonistes de la crise. Au terme de ce délai, et même au delà, le Mauritanien Mohamed Abdel Aziz, le Burkinabé Blaise Compaoré, le Tchadien Idriss Déby Itno, le Tanzanien Jakaya Kikwete et le Sud-Africain Jacob Zuma vont arriver difficilement à emboucher la même trompette autour d’une solution. L’on retiendra de leur mission, le communiqué alambiqué produit par le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA, le 10 mars dernier, reconnaissant Alassane Ouattara comme président et demandant au même Conseil constitutionnel qui a déjà reconnu et investi Laurent Gbagbo comme président de la République, de lui donner la même onction pour gouverner. Une décision difficile à mettre en œuvre, que le CPS a décidé de confier à un Haut représentant attendu en vain jusqu’à ce jour. Alors qu’il était prévu qu’il débute sa mission avant le jeudi passé. Entrevoyant un échec de la médiation de l’instance panafricaine, la CEDEAO a entrepris de reprendre en main le dossier. Retour à la case départ. Tous les regards vont rester tournés vers Abuja, jusqu’à ce que là encore, l’on entende les dirigeants ouest-africains s’en remettre à nouveau à l’ONU. Celle-là même qui s’illustre déjà en instigateur, mais également partie prenante à toutes les initiatives au-delà des assises et des décisions du Conseil de sécurité, qui n’ont elles-mêmes rien donné jusque-là. En définitive, CEDEAO, UA, ONU, toutes se sont fourvoyées dans la crise ivoirienne dont la complexité n’est plus à démontrer, comparativement à des conflits plus récents tels ceux qui ont secoué les pays arabes du Maghreb, en particulier le cas de la Libye, où les puissances mondiales semblent plus à l’aise pour intervenir. La résolution de ces crises n’a-t-elle pas détourné les regards du bourbier ivoirien? Voilà qui devrait interpeller les acteurs politiques ivoiriens à travailler pour un dialogue interne, la seule alternative restante pour arrêter la saignée, sauver encore des vies et mettre fin à la misère du peuple que tous prétendent vouloir servir.

Félix D.BONY

Crise post-électorale : QUE DE SANCTIONS INEDITES CONTRE LA COTE D’IVOIRE

La crise post-électorale montée de toutes pièces par la France et le secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon, à travers son représentant spécial en Côte d’Ivoire, Young Jin Choi,a été le prétexte pour une partie de la communauté internationale,de servir un lot de sanctions à la Côte d’Ivoire. Pour contraindre le Président élu Laurent Gbagbo à céder le fauteuil à son rival et candidat malheureux, Alassane Ouattara, à la présidentielle du 28 novembre 2010. Retour sur des sanctions allant des interdictions de visas à l’embargo sur les produits pharmaceutiques, en passant par l’asphyxie économique du pays.

Deux semaines après la présidentielle du 28 novembre, à la suite des menaces de sanctions brandies par les Etats-Unis et la suspension de la Côte d’Ivoire par l’Union africaine et la Cedeao le 7 décembre, la diplomatie européenne se réunit à Bruxelles, le 13 décembre 2010, pour adopter des sanctions contre le Président Laurent Gbagbo qui, selon eux, refuse de reconnaître la victoire de son rival, Alassane Ouattara, reconnu par une partie de la communauté internationale.

Accusations fallacieuses

L’Union européenne, à travers ses ministres des Affaires étrangères, adopte l’interdiction de visas et un gel des avoirs du Président Gbagbo et plusieurs dirigeants ivoiriens. A ce propos, Catherine Ashton, chef de la diplomatie européenne, espérait que «la décision de principe adoptée allait convaincre les dirigeants ivoiriens avant qu’on en arrive au stade de sanction proprement dite». Le 20 décembre 2010, l’Union européenne met à exécution sa ménace. 27 pays de cette union décident de priver le Président Gbagbo, son épouse et 17 autres personnalités, de visas d’entrée sur leurs territoires. Le lendemain 21 décembre, les Etats-Unis, à travers la secrétaire d’Etat, emboîtent le pas à l’Union européenne, en donnant leur feu vert pour des sanctions immédiates, empêchant le Président Gbagbo et une trentaine de personnes de son entourage de se rendre aux Etats-Unis. La communauté internationale qui a pris fait et cause pour son poulain, Alassane Ouattara et dans leur volonté manifeste de déstabiliser la Côte d’Ivoire, publiera le 14 janvier 2010, une liste de 11 sociétés d’Etat et 85 personnalités, dont les ministres du gouvernement Aké N’Gbo, les directeurs généraux de la Rti et de Fraternité Matin, qui écopent ainsi des sanctions de l’Union européenne. A travers des interdictions de se rendre dans l’Union européenne et le gel des avoirs. Le chef d’accusation, aussi ironique que fallacieux, était le refus pour ces personnes et entreprises visées, de se mettre à la disposition «d’Alassane Ouattara, président reconnu par la communauté internationale», alors que le Président élu par le peuple de Côte d’Ivoire est bien Laurent Gbagbo. Le ridicule, c’est que la liste des sanctionnés au nombre desquels le président du Conseil constitutionnel, Paul Yao N’Dré, est dressée depuis l’hôtel du Golf, siège du gouvernement virtuel d’Alassane Ouattara.

Dans le même mois de janvier 2011, les choses vont s’accélérer. Le 20 janvier, l’Union africaine envisage des sanctions économiques contre la Côte d’Ivoire. Le 25, Alassane Ouattara appelle au boycott de l’exportation du café et du cacao. La multinationale Cargill suspend tout achat de cacao de Côte d’Ivoire. Elle est soutenue dans cette action par Washington. L’Union européenne se remet en selle le 26 janvier, en brandissant un embargo commercial sur la Côte d’Ivoire. La France qui militait pour une intervention militaire africaine en Côte d’Ivoire, revoie sa position le 28 janvier et privilégie des sanctions financières contre le régime de Laurent Gbagbo. Tout ce vaste complot européen aura pour conséquence le refus de leurs navires de fréquenter les ports ivoiriens.

Produits pharmaceutiques sous embargo

A savoir Abidjan et Sans Pedro. Plus grave, cette interdiction de la destination Côte d’Ivoire va s’étendre à tous les produits, même pharmaceutiques. L’Union européenne va faire la preuve de son crime contre l’humanité en Côte d’Ivoire, le 10 février. Ce jour-là, des produits pharmaceutiques en provenance de l’Europe sont détournés vers le port de Dakar. Quel cynisme! Entre-temps, la France qui veut absolument asphyxier la Côte d’Ivoire, avait déjà actionné les ministres des Finances de l’Uemoa. Qui, le 23 décembre 2010, au sortir de leur rencontre de Bissau, avaient annoncé reconnaître la signature d’Alassane Ouattara pour le compte de la Côte d’Ivoire. Un mois plus tard, soit le 22 janvier 2011, les chefs d’Etat vont emboîter le pas à leurs ministres, en contraignant à la démission, le gouverneur de la Bceao, l’Ivoirien Philippe Henri Dakoury Tabley. Toujours dans leur logique, l’intérimaire du siège à Dakar, le Burkinabé Jean-Baptiste Comparé, demande à la direction nationale de la Beceao de ne plus traiter avec le Trésor ivoirien. Ce qui devait porter le coup de massue à l’économie ivoirienne. Le gouvernement prend ses responsabilités et le 25 janvier, il procède à la nationalisation des agences locales de la Bceao. Il s’en suivra la fermeture successive des banques commerciales, avec en tête, les filiales françaises, la Sgbci et la Bicici. Qui ont été à leur tour nationalisées.

Malgré tous ces complots, le gouvernement a continué de fonctionner en payant régulièrement les salaires des fonctionnaires. Depuis le 6 mars, le Président Laurent Gbagbo a pris une ordonnance, pour la reprise en main par l’Etat, de la commercialisation du binôme café-cacao.

Marc Yevou

 

 

Kahé Eric à Choi « Vous avez induit en erreur toute la communauté internationale »

C’est en qualité de citoyen du village planétaire, avant celui d’africain et partant d’ivoirien, que je me permets de vous écrire cette lettre dont je sais que vous me ferez l’immense honneur de la lecture.

Comme vous le savez, le pays de Laurent Gbagbo, de Konan Bedié, d’Alassane Ouattara et de 15 autres millions d’Ivoiriens, traverse, depuis Septembre 2002, une grave crise militaro-politique à la résolution de laquelle, vous avez été appelé à contribuer au nom et pour le compte de l’Organisation des Nations Unies (ONU), notre organisation commune dont vous êtes un fonctionnaire. En fait de crise, il s’agit de la tentative de coup d’état du 19 Septembre 2002 qui s’est muée en une rébellion, que notre organisation commune, victime de sa manipulation par les grandes puissances, n’a pas condamnée clairement. 

D’accords en accords, sous l’égide de la communauté internationale, la crise n’a pas avancé dans sa résolution, jusqu’aux Accords Politiques de Ouagadougou (APO), fruits du Dialogue Direct imaginé par le Président Laurent Gbagbo, contournant ainsi l’ONU. Une fois parvenus à cet accord, les Ivoiriens, soucieux de ne pas se mettre à dos l’Organisation, lui ont demandé de l’endosser, la maintenant alors dans le processus.

C’est alors que vous avez été choisi, Excellence, pour représenter le Secrétaire Général de l’ONU, votre compatriote SEM Ban Ki-Moon. Parmi les prérogatives onusiennes des précédents accords qui sont morts de leur inefficacité pour manque d’esprit de justice, celle du Haut Commissaire aux Elections a fait l’objet de grandes manœuvres et de batailles de votre part pour être conservée. 

Dans son rapport au Conseil de Sécurité de l’ONU, votre patron et compatriote, a cru devoir rassurer les membres du Conseil et les Ivoiriens en s’engageant sur un   »mécanisme de certification qui ne remplacerait pas, mais viendrait compléter, le rôle qui revenait dans ces circonstances au Conseil Constitutionnel » (point 32 du rapport du SG au Conseil de Sécurité, en Mai 2007). Ce rapport faisait suite à l’opposition du président Laurent Gbagbo au maintien du poste de M. Gérard Stoudman, Haut Représentant pour les Elections. 

Le SG de l’ONU, pour obtenir l’accord du Président Gbagbo et du Conseil de Sécurité a recommandé dans ce même rapport qu’il soit « admis que le rôle de certification des Nations Unies ne saurait se substituer aux prérogatives qui appartiennent aux institutions nationales en ce qui concerne la certification des différents aspects du processus électoral, mais qu’il vient se greffer sur ces prérogatives« . Sauf erreur de ma part et en raison de mes insuffisances juridiques que je confesse, cela signifie que le Conseil Constitutionnel, nommément cité dans le rapport est au-dessus de la Certification ou tout au moins présent dans le processus.

Malgré votre grande bataille, le Conseil de Sécurité a, par une sorte de désaveu, « décidé de mettre un terme au mandat du Haut Représentant pour les Elections, décidé en conséquence que le Représentant Spécial du Secrétaire Général en Côte d’Ivoire certifierait  tous les stades du processus électoral. Et que toutes les parties fourniront toutes les garanties nécessaires pour la tenue d’élections Présidentielle et législatives ouvertes, libres, justes et transparentes, conformément aux normes internationales » (point 6 de la Résolution 1765).

Dans la feuille de route que vous avez publiée pour la conduite de cette mission, vous avez indiqué aux Ivoiriens, au point 7 de ladite feuille, les moyens d’action en cas de dysfonctionnement porté à votre connaissance. Ces actions se déclinent comme suit:
1)      Le Certificateur discute avec les acteurs impliqués et/ou les autorités concernées afin d’attirer leur attention sur les éléments de risque; il les encourage à prendre toutes les mesures correctives nécessaires;

2)      Si cette concertation n’aboutit pas, le Certificateur contacte les protagonistes ivoiriens afin de trouver des solutions au niveau national;

3)      Si cette démarche n’aboutit pas, le Certificateur a la possibilité de faire appel au Facilitateur pour son arbitrage;

4)      Si l’arbitrage n’aboutit pas, il fait rapport au Conseil de Sécurité pour les mesures appropriées.

Sans rentrer dans le débat de ce qu’est la certification telle que décrite dans la résolution 1765, je me demande, Excellence, si vous avez réellement usé des moyens sur lesquels vous vous étiez engagé vis-à-vis de la communauté internationale et plus particulièrement vis-à-vis des Ivoiriens ou si vous-vous êtes substitué au Conseil de Sécurité.

Des voix plus autorisées que la mienne ont déjà dénoncé le dévoiement partisan de votre mission qui a abouti à la grave crise que traverse un pays dont le seul tort est d’avoir eu la naïveté de croire en vous et en l’ONU. Je citerai pour illustrer mes propos, le Président Angolais, Eduardo Dos-Santos qui, en Janvier dernier, au Palais présidentiel angolais et devant tous les ambassadeurs accrédités en Angola, a soutenu que  »le Président de la Commission électorale a diffusé les résultats du deuxième tour de l´élection présidentielle quand il n´était plus compétent : le délai prévu par la loi pour le faire était déjà dépassé et le dossier avait été transmis, pour le traitement nécessaire, au Conseil Constitutionnel.  

Le représentant des Nations Unies en Côte d’Ivoire, dans une attitude précipitée, a certifié et annoncé ces résultats, alors que la résolution ad hoc des Nations Unies dit que la certification doit s’appliquer aux résultats électoraux validés par le Conseil Constitutionnel, lequel ne s´était pas encore prononcé; Cette déclaration du représentant des Nations Unies a induit en erreur toute la communauté internationale,…« .

Alors que l’Afrique se mobilise pour réparer vos gros dégâts, vous continuez Excellence, de jeter continuellement de l’huile sur le feu, refusant toute solution autre que celle de votre certification, à savoir l’installation de M. Alassane Ouattara au pouvoir.
Face à tout cela, j’ai la faiblesse de continuer de croire en la mission de paix de l’ONU dans le monde. J’ai donc du mal à comprendre vos positions qui consistent à prendre le contre-pied des solutions de paix. En effet,

1)       Fin Janvier, au lendemain de la mise en place, par l’UA, « du Groupe de haut niveau pour le règlement de la crise, dans des conditions qui préservent la démocratie et la paix », le Secrétaire Général de l`ONU, votre compatriote Ban Ki-Moon estimait qu’un recompte des voix de l`élection présidentielle en Côte d`Ivoire serait « une grave injustice », préférant ainsi compter des morts que de compter des voix c’est-à-dire compter de simples bulletins. 

En quoi donc, Excellence, compter des bulletins pour établir ou rétablir la vérité des urnes, serait-elle une injustice pour vous dont le succès du mandat passe par la promotion de la démocratie, gage d’une paix durable en Côte d’Ivoire? Au moment de cette déclaration et même maintenant, croyez-vous vraiment que Monsieur Alassane Ouattara soit en mesure de gouverner pacifiquement et souverainement ce pays ou bien ; voulez-vous insinuer que l’ONUCI va vaincre les ivoiriens sans les convaincre? Ne donnez-vous pas ainsi raison à ceux qui pensent que certains fonctionnaires des Nations Unies ne vivent que des crises?

2)      Dans une interview  à l’occasion d’une visite à l’hebdomadaire « Jeune Afrique » (N° 2614 du 13 au 19 février 2011) à Paris, vous avez considéré le Président Laurent Gbagbo comme votre ennemi au motif qu’il refuserait de vous revoir. Du simple point de vue du citoyen, n’ayant pas eu le privilège d’une formation de diplomate, je me demande si une telle accusation, contre productive sert réellement votre mission, si tant est que nous avons la même vision de cette mission? Pourquoi avoir choisi de faire coïncider ces déclarations avec la mission des experts du panel à Abidjan, experts que vous avez astucieusement évités? Sabotage ou pure coïncidence?

3)      La semaine dernière, vous avez accusé le Président Laurent Gbagbo d’avoir reçu, du Bélarus, des hélicoptères de combat de type MI-24, au point de demander une réunion d’urgence du Conseil de Sécurité à l’effet de corser les sanctions contre le peuple ivoirien. Là encore, cette fausse information a été transmise en pleine réunion du Groupe de haut niveau du CPS de l’UA. L’erreur reconnue, des excuses ont été présentées au Bélarus, dans l’ignorance totale du Président Laurent Gbagbo qui n’a eu droit à aucune courtoisie. Est-ce parce que Laurent Gbagbo est à la tête d’un état de Noirs alors que le Bélarus est en Europe de l’Est? Auriez-vous, Excellence, des relents racistes à importer au cœur de l’ONU, notre organisation commune?

4)      Ce lundi 7 Mars, dans une interview que vous avez accordée au quotidien français Libération, votre sentence est sans appel car pour vous « il sera très difficile de trouver un terrain d’entente entre Gbagbo et Ouattara ». Encore une, cette déclaration intervient à la veille de la rencontre prévue à Addis-Abeba entre les deux personnalités, à l’invitation du Groupe de haut niveau du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine.

Refusant, Excellence, toute issue politique ou pacifique à la crise dont on vous soupçonne d’être l’auteur ou l’exécuteur, vous n’envisagez qu’une seule voie de sortie de crise car pour vous « il suffit que Laurent Gbagbo accepte sa défaite et demain la crise est terminée ». Comment comptez-vous alors passer en pertes et profits, toutes ces tueries et ces morts de soldats ivoiriens auxquelles il n’est pas sûr que vous soyez étranger?

Excellence, vos propos me donnent froid au dos. Agir de la sorte au nom de notre Organisation commune, dépasse mon entendement car je continue de croire en des valeurs dans ce village planétaire. Vous me donnez l’impression que votre unique obstination est de ne pas perdre la face, même si cela doit vous amener à faire perdre la vie à des dizaines de milliers d’innocents.

Si vous n’agissiez et ne parliez au nom de l’ONU, j’aurais été moins choqué. Si vous et votre compatriote n’étiez d’un pays, la Corée, qui a souffert et souffre peut-être encore de la guerre et de la division, j’aurais pu comprendre. Je n’ose vraiment pas céder aux réflexions de ceux qui voudraient voir les raisons d’un tel acharnement dans le prisme des motifs psychanalystes. Non, pas ça de la part d’un diplomate. De surcroît, d’un diplomate onusien.

Excellence, et si nous admettions tous que l’erreur est humaine et que vous n’êtes pas au-dessus des Humains.
Excellence, et si vous preniez le temps du recul pour envisager autre chose que votre unique et peut-être sincère conviction? Et si, du fond de vous-même vous faisiez vôtre cette réflexion de Philippe Bouvard, pour qui « Les ultimes chances de réconciliation et d’harmonie sociales reposent sur ceux qui n’entendent plus et sur ceux qui ne se souviennent pas » afin de la faire partager aux Ivoiriens, plutôt que de les opposer et de ne leur apprendre que la haine et l’intolérance?

Excellence, je sais que tout cela est du domaine de la morale puérile devant les puissances d’argent et les réseaux. Mais l’Asie, votre continent d’origine, n’est-elle pas un modèle de vertus et d’honneur? Votre honneur n’est peut-être pas de sauver la face par une solution imposée, qui, de toutes les façons n’a plus aucune chance de convaincre plus d’un intellectuel objectif. Votre honneur, réside peut-être dans votre capacité au sursaut pour embrasser la voie de l’humilité. Cette voie conduit à la gloire. La déclaration du Président Nicolas Sarkozy, à la fin de la visite du Président Zuma à Paris est une perche tendue aux Ivoiriens qui peut les conduire à la paix des braves. Ne brûlez pas cette perche. Ne la cassez pas non plus.

Excellence, même s’il faut passer pour un bouc émissaire afin de sauver des vies humaines, soyez ce bouc émissaire avec l’excuse et l’honneur de vous êtes trompé de bonne foi. En s’imposant un fonctionnement par consensus alors qu’elle est une commission de partis politiques, donc de candidats, la CEI (Commission Electorale Indépendante) s’était, dès le départ, tirée une balle dans le pied. Comment peut-on vous demander de certifier un consensus qui n’a été obtenu que pour 14 régions sur 19? Comment peut-on vous demander de certifier l’incertifiable différence des 94.873 voix attribuées ‘’par erreur’’ à un candidat dans la région de la Vallée du Bandama?

Les soutiens mécaniques des puissances occidentales ne doivent pas vous faire oublier la mobilisation de l’immense majorité des intellectuels africains parmi lesquels se comptent les dirigeants de demain. Vouloir sauver la face sur des cimetières est un leurre. Vous pouvez encore choisir l’image que les africains devront garder de vous et au-delà de vous, de votre pays, le destin ayant choisi deux Coréens pour être en première ligne d’un combat qui n’est manifestement pas le leur.

 

Eric KAHE, Ancien Ministre,
Président de l’Alliance Ivoirienne pour la République et la Démocratie (AIRD)

 

 

 

 

CRISE EN COTE D’IVOIRE: UN AGENT SECRET FRANCAIS PARLE.

Alassane Ouattara est le malheur des ivoiriens.

 

Bon nombre d’Ivoiriens, qui admettent que la crise ivoirienne est fomentée par la France, continuent de s’interroger sur l’intérêt « subit » éprouvé par les Etats-Unis d’Amérique de s’associer à la France pour accomplir le coup d’Etat en Côte d’Ivoire. Un ancien agent de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) affirme que les Ivoiriens se trompent. L’homme au fait des micmacs des services secrets américains ne supporte plus de voir son pays, la France, et ses dirigeants jouer aux « boys » des Américains en Côte d’Ivoire. Par des canaux complexes, il nous a permis de prendre son témoignage.

«Plus que les Français, les Américains, à travers la CIA, ont décidé de s’emparer de la Côte d’Ivoire à partir d’un plan machiavélique conçu avant les années 1988. C’est (de nos jours) ce plan qui a été réactivé. La construction de la grande ambassade des Etats- Unis en Côte d’Ivoire fait partie de ce plan tout comme l’installation d’un burkinabé, en la personne d’Alassane Ouattara, à la tête du pays. L’objectif est la naturalisation des quatre millions de Burkinabés vivant en Côte d’Ivoire afin de garantir la production du cacao et du café dans ce pays. C’est une affaire de survie pour les puissants chocolatiers américains. L’ambassade a été construite pour coordonner ces opérations en Côte d’Ivoire et pour d’autres objectifs en Afrique. Pour tout cela, il faut une mainmise sur le pouvoir ivoirien pour le compte du lobi des chocolatiers Américains.

Donc, les Américains veulent garantir la production du cacao. Le seul moyen, c’est de pouvoir compter sur la communauté burkinabé en Côte d’ivoire dont dépend (selon eux) une grande partie de la production du pays. Les Américains entendent fidéliser cette communauté par la naturalisation des quatre millions de burkinabés dont la plupart travaillent dans les plantations (ce que font croire les Américains) «dans une situation de précarité qui n’est pas à leur convenance». Il faut donc réussir à faire prendre le pouvoir pour Alassane Ouattara. Et, depuis octobre 2000, la CIA utilise une arme fatale : la fragilisation du régime Gbagbo pour arriver à le faire vomir par tout le peuple ivoirien afin de l’écarter facilement du pouvoir. Souvenez vous, plusieurs opérations ont été menées par la CIA en Côte d’Ivoire ou exploitées à cet effet, mais avec des succès mitigés : le charnier de Yopougon, l’assassinat de Jean Hélène, l’enlèvement de Guy André Kieffer, le déversement de déchets toxiques à Abidjan, l’empêchement du Président du FPI de se rendre aux USA ; la CIA a aussi fabriqué des mensonges graves tels que : «la Côte d’Ivoire exploite les enfants dans les plantations de cacao». Elle a manipulé l’information avec son sous-agent, l’Alassaniste Hamed Bakayoko, à Abidjan : «Les refondateurs offrent des voitures Rav 4 aux jeunes filles ; Madame Gbagboengage des frais de séjour inconsidérés aux USA», etc.

Toutes ces actions qui font partie d’un vaste complot ont un seul but, discréditer le régime de M. Laurent Gbagbo et favoriser l’élection d’Alassane Ouattara. Ces actions néfastes contre M.Gbagbo ont pris des allures de crimes commis par la CIA, mais dont personne ne veut parler : c’est le cas de la mort jusque-là non élucidée, dans une clinique française, de Madame Sarata Ottro Zirignon, ancien directeur adjoint de cabinet du président Gbagbo, qui gênait les chocolatiers américains par sa diplomatie agressive à travers des réseaux qu’elle maitrisait parfaitement aux Etats-Unis. Ces actions néfastes sont passées inaperçues aux yeux des Ivoiriens pour la simple raison que les Américains ont toujours agi en se cachant derrière les Français, eux-mêmes manipulés à souhait et croyant régler leur propre problème avec ce Laurent Gbagbo qui ne veut pas se faire « domestiquer ».

Nicolas Sarkozy, un président manipulé

Oui, je vous le dis : Nicolas Sarkozy, agent français de la CIA, participe volontairement de cette manipulation des Américains. Ce sont ces derniers qui l’ont fait président de la France. Souvenez-vous de l’affaire Clearstream montée par les Américains pour lui permettre de devancer son adversaire du même camp : Dominique De Villepin. Devenu président, Sarkozy applique à la lettre les consignes de la CIA, y compris laver un vieil affront que le Général De Gaulle leur a infligé : Sarkozy a fait adhérer à nouveau la France à l’OTAN. Pour la Côte d’Ivoire, «le coup de pousse» à Alassane Ouattara est un plan conçu par la CIA américaine et inspiré par le lobby des chocolatiers américains avec son réseau mondial. La raison : les Ivoiriens se détournent du cacao pour l’hévéa. Il leur faut une population acquise pour produire essentiellement le cacao. Pour mieux vous le faire comprendre, revisitons l’histoire et ses faits.

Nous sommes en 1988. Face à la baisse des prix sur le marché mondial, le Président Houphouët-Boigny refuse de vendre le cacao. Il fait brûler la production pour montrer son ras-le-bol. Le stock de sécurité américain prend un coup. Le lobby des chocolatiers américains prend cela comme une trahison de la Côte d’Ivoire et un grand risque à ne plus revivre. « Après avoir aidé ce pays à devenir premier producteur de cacao, voilà qu’il nous paie en monnaie de singe ! ». Mais ces puissants chocolatiers américains ont éprouvé de la pudeur à attaquer Houphouët-Boigny qui, en son temps, avait proposé la double nationalité sur recommandation des chocolatiers américains. Cependant, les Américains ont conçu un plan pour précipiter sa mort comme ils l’ont fait plus tard avec Eyadéma, Bongo, etc.
En 1989, la CIA organise l’asphyxie de
la Côte d’Ivoire à travers le FMI et présente Alassane Ouattara comme le sauveur. Houphouët se voit obligé de l’accepter. Ouattara est bombardé Premier ministre d’Houphouët. Ce poste n’avait jamais existé en Côte d’Ivoire. La présidence n’est plus loin pour le burkinabé. Dans la foulée, la CIA organise le mariage de ses deux agents désormais réunis en Côte d’Ivoire : Monsieur Ouattara épouse Dominique Nouvian à Neuilly chez le maire Nicolas Sarkozy, un autre agent de la CIA en France. Houphouët-Boigny «peut» désormais mourir. Les Américains se débarrassent de lui en 1993. En ce moment-là, ils pensent avoir réussi leur coup quand surgit Henri Konan Bédié, avec l’appui des Français, grâce à l’article 11 de la Constitution. Sur ce point, Houphouët les a doublés, Ouattara et ses maîtres chocolatiers, au chapitre de la succession. Ouattara s’agite pour rien. Il n’aura pas le pouvoir. Pendant la petite guerre de succession ouverte par Ouattara à la mort d’Houphouët, M. Gbagbo déclare qu’il n’aime pas la transmission monarchique du pouvoir, mais il démontre qu’il est légaliste et opte pour l’installation de Bédié au pouvoir.

Bédié vaincu, place à l’opération «Tout sauf Gbagbo»

Les Américains échouent, mais ne renoncent pas. Ils reprennent leur agent au FMI pour avoir le temps d’organiser son retour. Bédié est poussé à la faute dans la gestion des affaires publiques avec les innombrables détournements et affaires sales notamment les DENOS (Dépenses engagées non ordonnancées). Il prononce un mot dont les Américains ont horreur, l’Ivoirité. Parce qu’il faut savoir que, pour les Américains, la garantie de la production du cacao va avec la naturalisation massive des Burkinabé. Une main-d’œuvre moins chère et formée pour la production du cacao. Parler d’ivoirité, c’est empêcher cette main-d’œuvre bon marché de se déverser en toute sécurité en Côte d’Ivoire. L’occasion était bonne pour faire un coup d’état. Car, il faut savoir que nos autorités (françaises) n’ont jamais envisagé un coup d’Etat contre Bédié qui est considéré comme leur homme, en tant que digne successeur d’Houphouët-Boigny. Là encore, le plan des Américains d’installer leur homme échoue avec le général Robert Guéi qui organise une élection qui donne le pouvoir à M. Laurent Gbagbo, un socialiste de surcroît. Cela met les chocolatiers américains en colère. C’est pourquoi, une fois encore, sans même attendre de voir agir le nouveau président pour le juger sur pièces, la CIA met en marche, par une succession de coups d’Etat qui échouent les uns à la suite des autres, durant toute l’année 2001, un autre plan. De guerre lasse, elle monte une rébellion financée par le lobby américain et d’autres entreprises financières à raison de plus de 25 millions par mois pendant plus de deux années. La mission des militaires français ayant montré ses limites en Côte d’Ivoire, les Américains réussissent à «suggérer» l’envoi des Casques bleus de l’ONU. Le décor est planté pour le départ de M. Laurent Gbagbo

Gbagbocomme Houphouët en 1993 !

La résolution de la crise ivoirienne passe par des accords qui stipulent la nécessité d’organiser des élections «ouvertes à tous». Alassane Ouattara est autorisé par exception à poser sa candidature. M. Laurent Gbagbo croit pouvoir obtenir, en retour, le désarmement prescrit dans tous les accords. Votre président s’est leurré. Au contraire, c’est lui qui a été plutôt acculé à faire les élections. Tout le monde s’est gardé de désarmer les rebelles. Le désarmement a été malicieusement élevé au rang de tabou. M. Laurent Gbagbo a été ainsi piégé, soucieux de ne plus s’entendre dire qu’il refuse d’organiser des élections parce qu’il est sûr de les perdre. Enfin il a donné l’impression qu’il s’est laissé piéger !

Oui, M. Laurent Gbagbo a été piégé mais il n’était pas fini. Il a même quelque chose d’Houphouët-Boigny qu’il a pourtant combattu tout le temps. Très futé et sachant la supercherie, le président ivoirien a piégé à son tour, et là pour de vrai, les chocolatiers américains et leur poulain, Alassane Ouattara. Il l’a fait avec l’arme fatale que la Constitution ivoirienne lui offre, à savoir le Conseil constitutionnel. Suite aux tricheries inélégantes au nord, dans son fief, Alassane Ouattara a été sanctionné en dernier ressor et sans appel par l’institution judiciaire suprême. Les chocolatiers américains n’avaient pas bien prévu ce scénario. Ils se débattent à présent et veulent absolument réussir leur coup à travers deux de leurs agents en Afrique : Blaise Compaoré qui a été utilisé pour supprimer Thomas Sankara, et Abdoulaye Wade qu’ils ont aidé à gagner au Sénégal. Cela explique les agitations de ces deux présidents au sein de la CEDEAO.

Ce que je souhaite que le peuple ivoirienretienne est simple : c’est une unité et sa détermination qui feront sa force. Il faut dénoncer haut et fort les actes criminels des américains sur le sol ivoirien. Les américains sont prêts à tout pour assurer leur approvisionnement en cacao. Ils voient la Côte d’Ivoire comme un champ de cacao entretenu par des asclaves. Ils sa moquent de la volonté du peuple de Côte d’Ivoire.

L’achat d’une usine aux Etats Unis était un crime de lèse-majesté pour le régime Gbagbo. Ce sont eux qui ont suscité tous les scandales fondés ou non contre les gestionnaires de ma filière café-cacao.

Entre autre scandales, le journaliste franco-canadien Guy André Kieffer s’apprêtait à revéler le complot des chocolatiers, voila pourquoi la CIA l’a fait disparaître.

Pour des raisons diverses, sertains hommes d’affaire français et des agents de la DGDE à leur solde veulent la tête de M. Gbagbo. Mais il faut savoir avant tout, que la Côte d’Ivoire doit ses malheurs à la CIA américaine et au lobby des chocolatiers américains. Nicolas Sarkozy n’est qu’un valet dans cette affaire. Il est aussi temps de le savoir.

 

 

Grande cabale montée contre le Président Gbagbo : Voici les preuves du complot international Publié le mercredi 2 mars 2011 | Le Temps

Pour mélanger la Côte d’Ivoire, Alassane Dramane Ouattara et ses amis de la communauté internationale ont planifié depuis longtemps, une série d’actions en vue d’obtenir le départ forcé du président réélu, Laurent Gbagbo. Actualité oblige !

La crise que vit actuellement la Côte d’Ivoire a été bien préparée par Alassane Dramane Ouattara et ses soutiens de la communauté internationale depuis très longtemps. Sagem sécurité, par le travail de Laurent Lelay, aidé de quelques
agents complices et de Fabien Ouoro, a fabriqué des centaines de milliers de cartes d’identité remises au Rdr qui les a distribuées à ses militants et sympathisants dans des coins et recoins où il y a une forte concentration burkinabé. Mais malgré cette fraude massive, le président Laurent Gbagbo a devancé Alassane Dramane Ouattara.

Projet de renversement du régime

Guillaume Soro entend renverser le régime actuel afin de consolider sa base au Nord. C’est pourquoi, il a toujours rejeté les plans négociés. Selon lui, le plan négocié permettrait au président Gbagbo de rester encore plusieurs mois au pouvoir et de disposer de temps pour retourner et consolider la situation. La stratégie d’Alassane Ouattara consiste à l’étranglement financier et à l’isolement diplomatique pour amener Laurent Gbagbo à abandonner le pouvoir. Et leur date butoir pour être au palais présidentiel est fin mars 2011. Dans leur analyse, l’Angola est l’un des pays clés de la production pétrolière américaine en Afrique. Ce pays disposant, selon eux, de ce levier d’influence pour faire pression sur les Etats-Unis d’Amérique en ce qui concerne le dossier ivoirien, il serait utile de l’avoir avec soi, en dissuadant le président Dos Santos de soutenir Laurent Gbagbo. Dans ce plan-ci, la deuxième semaine de février 2011 devrait être le début de l’opération militaire. Schéma qui pourrait varier en fonction de l’actualité. C’est pourquoi, on assiste actuellement à la pénétration par le Burkina, le Mali et le Liberia, de chefs militaires de pays membres de la Cedeao avec l’aval des Etats-Unis. Selon leur projection, un plan d’action militaire de leur état-major ne doit pas excéder 20 jours. Les ennemis de la Côte d’Ivoire estiment que fin mars, le pouvoir Gbagbo aura épuisé sa réserve d’argent et sera financièrement étranglé. Pour eux, la campagne cacao a rapporté 150 millions de dollars gérés par le camp Gbagbo. De même, le pétrole aurait produit un gain de 50 millions de dollars gérés par la Présidence. Ce sont ces fonds qui seraient disponibles, mais épuisés fin mars 2011. Alassane Dramane Ouattara salue une «baisse économique déjà importante», induisant à son grand plaisir, une inflation qui fait augmenter le prix du riz, du gaz et autres denrées de première nécessité. Selon les idées motrices du camp Ouattara, les Ports d’Abidjan et de San Pedro fonctionnent au ralenti. La Société ivoirienne de raffinage (Sir) a du mal à trouver désormais une ligne de crédit auprès des banques pour assurer son approvisionnement. Et de nombreuses Pme ne pourront supporter trop longtemps cette crise politique.

L’inflation, arme de guerre d’Alassane

Dans leur analyse, cet ensemble de difficultés va se traduire par une nette diminution d’impôt direct et indirect dans les caisses de l’Etat. Il y aura de fortes pressions fiscales sur les entreprises locales et des groupes internationaux. Et l’inflation va augmenter la délinquance. Ce qui, dans leur plan, provoquera des manifestations de rue contre la cherté de la vie (le riz, l’huile, la viande, le gaz, etc. vont manquer) et le racket de policiers, chose que redouterait le camp Gbagbo. Ces manifestations que ces rêveurs veulent dans les quartiers populaires d’Abidjan et les grandes villes de l’intérieur, seront appuyées par des éléments infiltrés armés (soldats, sous-officiers policiers). Dans leur prévision, si les patriotes attaquent le Golf Hôtel, la force française Licorne va ouvrir le feu sur eux, parce que selon eux, l’Onu, l’Onuci et les Fafn ne seraient plus en sécurité. C’est pourquoi, il est recommandé aux institutions et autres organisations internationales, de «maintenir si possible à l’extérieur du pays, les familles de leurs personnels et agents non essentiels jusqu’à fin mars 2011». Quelques unes de leurs dispositions sont : présence réduite de cadres volontaires pour assurer la continuité des activités ; validation de la présence des cadres volontaires sur les listes des consulats représentatifs ; mettre en place des protocoles de sécurité spécifiques à la situation ; rompre tout contact ou ne pas engager des moyens locaux avec des entreprises ayant des actions, présentes sur la liste de sanctions Onu, Ue et Usa ; plus d’envoi de missionnaires en Côte d’Ivoire avant fin mars 2011 ;
mettre une équipe opérationnelle de Converseas en pré alerte sous conditions juridiques de l’assistance Mobility Assistance Service (Mas – équipe activée sous les conditions générales des assurances prenant en charge les coûts d’intervention) jusqu’à la fin mars 2011 ; maintenir avec Converseas une liaison régulière avec sa cellule de management et de veille et continuer à suivre les recommandations et les conditions de retranchements aux domiciles indiqués dans le Pocket Guide Coverseas (Pgc), etc. régions Centre, Nord, Ouest du pays ; etc. L’ouverture actuelle des écoles françaises fait partie des manœuvres de diversion pour amener les Ivoiriens à laisser la garde. Les plans de déstabilisation de la Côte d’Ivoire se multiplient dans les travaux du camp d’Alassane Ouattara. Nous y reviendrons.

Germain Séhoué

La face cachée de la communauté internationale

Par Adrien Macaire LEMDJA

La face cachée de la communauté internationale dans Communauté internationale clip_image001Au commencement fut la communauté internationale. Au sortir de la deuxième guerre mondiale, celle-ci commença  à se dessiner et s’écrire selon les vœux, souhaits et diktats des grands vainqueurs de cette guerre à savoir les Etats-Unis et l’ex URSS. Ces deux grandes nations avaient un point commun, la volonté de construire leurs puissances et hégémonies sur l’espace le plus grand possible du monde.

Cette volonté se déclina en trois axes : politique (démocratie libérale contre démocratie populaire), économique (capitalisme contre communisme), militaire (OTAN contre le pacte de Varsovie).

C’est ainsi que, de sourde pendant la guerre, tant que l’ennemi à abattre, l’Allemagne nazie, était encore fort, cette rivalité devint féroce dès le soir de la victoire des alliés.

La communauté internationale si tant est que l’on puisse l’appeler ainsi fut portée alors sur les fonts baptismaux avec de nombreux péchés originels parmi lesquels, nous semble-t-il, deux des plus importants:

-        Une justice sélective lors des procès d’après-guerre qui épargnèrent curieusement de nombreuses personnes notamment les scientifiques du régime nazie et pour cause ;

-        Une stratégie de neutralisation érigée et appliquée par ces deux premières puissances, à travers l’organisation et le fonctionnement de l’ONU, l’érection d’organes qui allaient gérer la guerre froide et maintenir l’équilibre de la terreur, la démultiplication de théâtres régionaux d’opposition dans le monde.

Ces péchés congénitaux allaient, au fil des ans, se renforcer pour devenir des tares difficiles à corriger tant elles y avaient pris racines. La chute du mur de Berlin, l’éclatement de l’ex-URSS, la désatellisation des ex-pays de l’Est qui sonna le glas du monde bipolaire tout en ouvrant une ère multipolaire, ne les corrigea point.

Tout au plus on assista, entre ces deux puissances, à un dialogue non dépourvu d’arrières pensées notamment du côté de la Russie qui avait besoin du temps pour se « réarmer » politiquement, idéologiquement, économiquement etc…
L’émergence de la Chine comme grande puissance, qui, entre-temps avait intégré, comme membre permanent, le club fermé du conseil de sécurité de l’ONU n’arrangea guère les affaires internationales tout comme la montée des radicalismes de toute sorte.

Tout au long de l’histoire, cette communauté internationale géra de nombreuses crises dont les plus marquantes furent la guerre de Corée en 1955, l’insurrection de Budapest en 1956, le printemps de Prague en 1968, la crise des missiles de Cuba en 1962, les indépendances africaines avec la guerre civile au Congo-Léopoldville, la guerre du Vietnam en 1968, les différents conflits Israélo-arabe, les nombreuses guerres de libération en Afrique ou conflits d’émancipations des peuples en Amérique latine, l’Apartheid en ex-Rhodésie puis en Afrique du sud, le conflit de l’Afghanistan, le massacre de la place Tien an men en 1989, la guerre en Tchétchénie, la répression au Tibet et bien d’autres.

La gestion de ces évènements contribuèrent à façonner son fonctionnement tout en lui donnant jusqu’à présent, tout, sauf ce que sont les attributs d’une communauté cohérente notamment de pensée, de règles et d’actions.

Ce vocable, galvaudé çà et là, apparaît, plus brumeux aujourd’hui qu’il n’y paraît, au vu des évènements qui agitent, depuis ces derniers mois, le monde. Mais de quelle communauté parle-t-on ?

QUELLE COMMUNAUTE INTERNATIONALE ?

Selon une définition de Wikipédia  »le terme de Communauté internationale désigne de façon imprécise un ensemble d’États influents en matière de politique internationale. Il peut dénoter :

·         tous les pays du monde ;

·         les États membres de l’Organisation des Nations unies (ONU) ;

·         les États membres du Conseil de sécurité des Nations unies (dont la composition varie) ;

·         ou bien seulement les pays qui ont une grande influence internationale, notamment les États-Unis et leurs alliés.

Utilisation politique et médiatique

Cette expression est souvent employée par les médias. En fait, elle n’a de sens que quand les pays du monde s’expriment massivement sur un sujet. Il n’existe pas de ligne précise définissant à partir de quel moment il y a intervention de la communauté internationale dans une affaire locale.

De plus, le nombre de pays n’est pas un critère suffisant, l’expression sous-entendant que les pays se mêlant de l’affaire représentent un poids important dans la politique internationale.

De même, la question de la reconnaissance par la communauté internationale de l’indépendance d’un État n’est pas très précise, puisque souvent un État cherchant à établir son indépendance est reconnu ou non suivant les intérêts politiques des autres États.

On rencontre souvent l’expression « la communauté internationale est divisée » quand des blocs ou pays importants s’expriment en sens contraire dans une affaire internationale (tel l’avis mitigé sur la guerre en Irak). En fait, on peut même parler de division de la communauté internationale quand les États-Unis s’opposent au reste des pays influents de l’Organisation des Nations unies.
Utilisation juridique

Certains juristes considèrent que cette notion ne repose sur aucun fondement juridique.

·         Les approches pluralistes et réalistes du droit international (Kenneth WALTZ, etc.) tendent à considérer les différents ordres juridiques comme antagonistes et rivaux et à concevoir la communauté internationale comme un concept inutile et dénué de sens.

·         D’autres approches, davantage constitutionnalistes, qui insistent au contraire sur l’universalisme de certaines valeurs, le cosmopolitisme ou/et le multilatéralisme, tendent à penser la communauté internationale comme horizon régulateur possible du droit.

Approches sociologiques

La notion de communauté internationale a été interrogée par la sociologie pragmatique à propos notamment des instances juridiques ou morales invoquées par les mobilisations internationales.
Il ressort de tout cela que cette communauté internationale est plus une nébuleuse qu’une réalité précise. Elle se forme au gré des sujets, se rassemble comme « une meute de chiens » selon les intérêts des Etats influents, donc de façon sélective et très souvent au mépris de la cohérence des règles qu’elle s’est édictée.

Quatre sujets majeurs qui sont, autant de fixations dans les relations internationales à l’heure actuelle, traduisent bien l’épithète de nébuleux que l’on peut accoler à cette communauté internationale.
En effet depuis de nombreuses années, le conflit israélo-arabe et plus particulièrement palestinien cristallise à juste titre les critiques formulées à l’encontre de cette communauté internationale.

De nombreuses résolutions votées par l’ONU n’ont jamais été respectées par l’Etat d’ Israël, pire lorsque l’une d’elle lui apparaît hostile ou contraignante, les Etats-Unis s’y opposent systématiquement renforçant l’idée du « deux poids deux mesures » qui sous-tend certaines décisions du conseil de sécurité. Le départ, par la petite porte, de l’ancien Secrétaire Général des Nations Unies, Pierre BOUTROS GHALI, considéré comme peu docile et malléable, a laissé le désagréable arrière-goût d’une organisation, cœur même de cette communauté internationale, au service et aux ordres d’une seule puissance.Ce sentiment s’est encore accentué lorsque l’un de ces successeurs à la tête de l’organisation, Kofi ANNAN manifesta des réticences à l’égard des preuves avancées par les Etats-Unis et la Grande Bretagne sur l’existence en Irak, d’armes de destruction massive.

On sait désormais sur quelle base, la communauté internationale, qui doit, par définition, être précise en tout temps, fut construite à l’époque, pour satisfaire les besoins et désira ta de lobbies tapies dans l’ombre. 

Certains se rappelleront de la visite impromptue du Président du Cameroun (membre du conseil de sécurité à l’époque) à Washington, la veille du déclenchement de l’opération américaine, sous couvert des Nations Unies, en Irak.

Les révélations ultérieures du Président BUSH et du Premier ministre britannique Tony BLAIR n’y changeront rien et encore moins ne ramèneront à la vie les nombreuses victimes irakiennes de cette guerre absurde, injuste et sale.

Pour tout autre conflit, ces révélations auraient déjà déclenché des poursuites devant la C.P.I (Cour Pénale Internationale) que certaines puissances, Etats-Unis, Chine, Israël entre autres refusent toujours de reconnaître pour leurs citoyens.

Face à cette conduite, à géométrie variable, des relations internationales, certains Etats s’y sont engouffrés et mènent la « vie dure » à cette fameuse communauté internationale et son bras séculier, l’ONU; ce « grand machin » comme l’appelait jadis le Général de GAULLE.
C’est le cas, d’une part de l’Iran, avec le problème de l’enrichissement de son uranium et donc de la prolifération nucléaire puis d’autre part de la Corée du Nord, pour le démantèlement de son arsenal nucléaire.
Avec l’accélération récente de certains évènements en Afrique et surtout leur gestion chaotique par l’ONU, n’assiste-t-on pas au requiem de cette communauté internationale ?

REQUIEM DE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE?
La gestion par l’ONU du génocide rwandais et son extension en RDC fut la première alerte. Le conflit du Darfour avec le mandat international lancé et non appliqué contre le Président Soudanais El BÉCHIR fut la seconde.

Nonobstant les fondements juridiques discutables d’une telle action, seule l’histoire nous éclairera sur les vraies raisons d’un tel égarement de la communauté internationale. Après le référendum qui a consacré la partition du pays, ce couperet de mandat international n’a-t-il pas joué le rôle d’une arme de persuasion voire de pression à cette fin, peut-on se demander ?

Tout comme le sont les différentes sanctions qu’inflige cette même communauté aux personnes désignées infréquentables à un moment donner.
Nul, en Afrique notamment, n’est désormais dupe devant la duplicité et l’hypocrisie de cette communauté internationale.

A la faveur des crises ivoirienne, tunisienne et égyptienne, cette communauté découvre par hasard, par une prise de conscience spontanée, que leurs dirigeants disposent, à travers le monde, d’avoirs mal acquis et décide de les geler et pour les anciens de les confisquer.
Ne le savait-elle pas avant ? S’agit-il d’une nouvelle « arme de pression massive » contre les Présidents dont certaines puissances ne s’accommodent plus ou qui sont désormais infréquentables sous la pression de la rue ?

S’il y a lieu d’encourager des actions tendant à sanctionner les dirigeants qui détournent les richesses de leur pays, il eut été souhaitable qu’elle agisse en amont en appliquant leurs lois anti-blanchiment, en demandant aux banques de lever le secret bancaire, en contrôlant ces sociétés fiduciaires qui aident les individus dans le monde à dissimuler les biens mal acquis, en supprimant les paradis fiscaux, en aidant ces pays à récupérer ces fonds qui finissent pas fondre et disparaître pour le grand bonheur de leurs membres influents etc…

Ces pays invoqueront toujours le respect scrupuleux de l’Etat de droit comme si les procédures administratives et bancaires l’avaient été à l’entrée de ces fonds ? Par parallélisme des formes, la récupération de ces fonds ne devrait-elle pas emprunter les mêmes canaux tortueux ?

Sont-ils si respectueux du droit ?

Cette communauté internationale n’avait-elle pas fermé les yeux sur cette zone de non droit et de torture que fut le centre de rétention de Guantanamo, sur les enlèvements, par les services américains, de prétendus terroristes sur les sols européens ?

La France n’est-elle pas souvent condamnée, par la cour européenne, pour les atteintes aux droits de l’homme ? Ceci n’expliquant pas cela bien entendu.
Que ne nous a-t-on pas dit à propos de la fortune de MOBUTU dont la famille ne récupéra, de la Suisse, que la modique somme de 6 millions de dollars alors que celui-ci était crédité, à l’époque, par le magazine Forbes, d’une fortune évaluée à 2,5 Mds de dollars?
Que sont devenues les fortunes de Sani ABACHA, de Ferdinand MARCOS, de l’empereur HAÏLE Sélassié ? De Bébé DOC à qui la Suisse vient récemment de refuser le dégel de ces avoirs ? Pourquoi ces avoirs qui font des « petits » dans les coffres bancaires suisses n’alimentent-ils pas les caisses du gouvernement Haïtien qui en a tant besoin pour la reconstruction de l’île après le séisme ?

Ces sanctions viennent donc mal à propos dans le cas de la Cote d’Ivoire où cette communauté a mal conduit et géré le processus électoral. Pire, pour masquer son incurie, elle souhaite, en s’appuyant sur une organisation régionale, la CEDEAO en l’occurrence, sous-traiter l’application d’un concept encore mal défini politiquement et juridiquement. Celui du droit et/ou devoir d’ingérence, et de surcroît dans un domaine où seule la souveraineté des peuples s’exerce : le choix de leurs dirigeants.

Peut-on seulement imaginer les conséquences d’une telle jurisprudence dans les relations internationales quand on sait que cette communauté internationale n’est que le reflet de la puissance de certains Etats ?

Aura-t-elle la volonté, la détermination et les moyens d’agir de la sorte dans tous les pays du monde où éclateraient les conflits postélectoraux ?

C’est moins sûr. Une règle qui ne se limiterait qu’à une exception africaine n’en serait plus une et ne saurait être acceptée par la jeunesse montante de notre continent.

Cette même jeunesse, qui vient, peut-être, de montrer la voie à suivre, en cette année 2011, en indiquant la porte de sortie à Ben ALI et Hosni MOUBARAK, longtemps soutenus par l’Occident mais finalement lâchés, en désespoir de cause, sous la pression de la rue.

Si l’influence de cette communauté restait diffuse jusqu’à présent, les nouvelles technologies ont définitivement fait tomber son masque. Par ailleurs, l’appel à la réforme de l’ONU, lancé par le Président Français Nicolas SARKOZY, au dernier sommet de l’U.A qui était consacré au dossier Ivoirien, sonne comme un hallali.

S’agit-il d’une carotte offerte aux pays Africains qui soutiendraient la croisade anti-GBAGBO ? Si elle est dégustée, les résultats attendus seront à l’image de ceux relatifs aux réformes réclamées au plus fort de la crise financière internationale c’est-à-dire nuls.

Il sera désormais difficile aux Africains, épris de démocratie, d’accorder à l’ONU et à ses Etats influents, tout crédit en matière d’ingérence « démocratique » tant qu’ils ne pratiqueront pas, au sein de cette instance, les règles de démocratie élémentaires : représentation plus large du monde et de l’Afrique au sein du conseil de sécurité, suppression du droit de véto entre autres.

L’Afrique, à la lumière de ces évènements, doit d’ailleurs profiter de l’occasion, pour enfoncer le clou, en exigeant, de façon coordonnée, la réalisation de ces réformes, véritable serpent de mer jusqu’à présent.

En définitive, seul le peuple détient le pouvoir. En l’exerçant pleinement, il peut inverser les rapports de forces que pourrait lui imposer cette fameuse communauté internationale.

Pour l’avoir oublié, à l’ère du numérique, cette communauté internationale  et les dirigeants africains qui rechignent à se soumettre au verdict des peuples, lors d’élections transparentes,  l’ont définitivement appris à leurs dépens.

Les cas tunisien et égyptien en témoignent. Y aura-t-il un effet de dominos, comme le suggèrent certains ou le redoutent d’autres ? Wait and see.

Nous Sommes le Congo !
C
essons d’Avoir Peur !
P
our un Etat de Droit au Congo !
« Chaque génération a le choix entre trahir ou accomplir sa mission »

Celui qui lutte peut gagner ! Celui qui ne lutte pas a déjà tout perdu !
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